sam. Juil 20th, 2024

Les raisons d’affirmer cela ne manquent pas, mais une autre, presque définitive, vient s’ajouter à la liste : la Milagrosa est le présent et l’avenir des confréries sévillanes malgré ses vingt-cinq ans de vie insultante après la réorganisation. Sa patronne, la Vierge du Rosaire, s’est imposée comme une référence dévotionnelle pour le quartier de Ciudad Jardín, qui est descendu dans la rue pour envelopper la Vierge douloureuse au cours d’une journée aux allures de samedi de la Passion.

Presque jusqu’à la dernière minute, il n’a pas été révélé la présentation inédite et sans précédent de l’image : diadème (récemment remis à neuf) et manteau brodé vert, prêtés pour l’occasion par la confrérie de La Salud de la Rinconada. Cette décision s’est avérée judicieuse, car cette pièce a donné plus de présence et de force à l’ensemble de l’image. La corporation étudiera certainement, dès que cela sera possible, un manteau pour la Vierge douloureuse qui suive les lignes de ses chutes très personnelles et complète ainsi l’esthétique de ce paso de palio.



À quatre heures et demie de l’après-midi, les portes de l’église paroissiale de La Milagrosa se sont ouvertes, après avoir été averties d’un changement d’itinéraire – à l’aller comme au retour – compte tenu de la situation de certaines rues qui souffrent encore des effets de la tempête Bernard, surtout en ce qui concerne les rues vertes et bordées d’arbres. En silence et accompagné d’une faible lumière d’automne très propre, le palio est arrivé à l’hôpital de San Juan de Dios quelques minutes avant cinq heures et demie, heure prévue pour le début de la messe de saison présidée par D. Ramón Valdivia. Dos à l’extérieur, face à la façade, les cortèges se sont placés juste à l’entrée principale du complexe hospitalier, dont la cour centrale était bordée de dizaines de chaises, toutes occupées.

Guillermo García, frère supérieur de l’Ordre, était chargé de placer la grenade d’or sur la poitrine de la Vierge douloureuse.Ce geste reconnaît le travail social et l’engagement de la Confrérie de la Médaille Miraculeuse auprès de cette institution et renforce les liens entre les deux entités. Alors que le soleil se retire progressivement sur l’immense plaine d’Eduardo Dato et ses cieux éclairés, le paso de palio reprend au son de la marche A mi Virgen del Rosario, jouée par la Banda de la Puebla del Río, qui, avec le niveau de performance affiché au cours de la procession, justifie une fois de plus son extraordinaire santé musicale.

La nuit a définitivement ouvert ses ailes noires dans la rue Alfonso XI, où les différentes représentations qui faisaient partie de la procession se sont retirées, le groupe généreux des frères et sœurs avec des bougies restant à partir de ce moment-là. À partir de ce moment, le cortège s’est transformé en un exercice de confirmation des identités, dans le désir de former ce lien de voisinage et de fraternité qui se sculpte avec le temps et la patience.

De temps en temps, c’est même nécessaire, surtout pour les rétines habituées au centre ville, d’accompagner et de participer à nos confréries au-delà des limites du centre historique, car la ville elle-même possède des cadres résolument évocateurs et uniques pour profiter de l’observation des confréries. Ces villas aux réminiscences britanniques, le tissu urbain et l’impression d’être dans un espace différent ont apporté un attrait supplémentaire à cette procession. Bref, des rues et des ambiances idéales pour faire ses adieux à un paso de palio au son de La Estrella Sublime. L’orchestre et le groupe de plectres CordoPhonia ont joué cette composition musicale dans la dernière partie du cortège.

La toujours exquise Agrupación de la Redención a également interprété quelques marches dédiées à la « dolorosa » de Francisco Buiza, présente dans la ville depuis soixante ans et qui a produit des fruits robustes et durables. Après minuit, les dernières mesures de Sevilla Cofradiera, un quartier qui est devenu une confrérie à part entière. Ce ne sera pas le dimanche des Rameaux aujourd’hui, mais La Milagrosa a écrit une nouvelle page de son histoire prometteuse. Un quart de siècle sur le chemin d’une vie.

By Nermond

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