ven. Mai 17th, 2024

Par son sangles échos de la rue Trajano : Antonio le danseur, la Plaza de los Carros, la laiterie de son grand-père où sont passés tant de flamencos comme Juana la Macarrona, Rafael Ortega, Habichuela, el Gloria… Et d’autre part, la Triana pure et toute sa grâce : sa grand-mère Concha la Paína, où dans la rue López de Arenas tous les samedis et dimanches il y avait des fêtes et des jaleos à nulle autre pareils…

Tous ces facteurs conditionnants se sont conjugués pour forger en Francisco Palacios Ortega, el Pali, son amour du chant et de la musique. Bien qu’il maîtrise parfaitement les fandangos alosneros, il trouve son véritable succès dans les sevillanas, qui acquièrent une personnalité indéniable dans la voix de Pali et dans sa façon de les interpréter. Nombre de ses textes sont passés à la postérité et résonnent dans tous les coins de la Feria, mais aussi dans la vie quotidienne de la ville : « Sevilla tuvo una niña », « Séville avait une petite fille », « Se perdieron los patios de mi Sevilla », « En el corral del Conde… ». Des classiques du flamenco qui ont façonné l’identité récente de la ville.



El Pali avait également une grande prédilection et une grande admiration pour la Semaine Sainte. La Semaine Sainte sévillane. On se souvient encore de lui, appuyé sur le dossier de sa chaise en jonc, lisant le journal un mardi matin saint en attendant la confrérie de Los Estudiantes : Il se souvient encore de lui, accoudé au dossier de sa chaise en jonc, lisant le journal un mardi matin saint en attendant la confrérie de Los Estudiantes : « ay mère, mère, quelle chance que le Christ de la Bonne Mort soit passé à ma porte ». Ou un mercredi saint avec le Baratillo…

Mais.., il y a des paroles des Pali qui n’ont guère été transcendées et auxquelles nous ne pouvons résister à les inclure dans ce bref article. D’abord pour leur beauté et pour la manière très humaine dont l’artiste a traité la Semaine Sainte, en l’identifiant avec des éléments quotidiens, proches et compréhensibles pour l’auditeur le moins habitué ; ensuite pour leur signification et leur caractère direct. La condensation de l’histoire était l’un des points forts de Pali. Ce sevillana se présente comme suit, avec des airs de seguidilla, qu’il chantait à Cachorro :

« Dans une auberge qui se trouvait / sur la route de Camas / un potier gitan est mort / on l’appelait Cachorro / Quelle serait son agonie / qu’un sculpteur qui se trouvait là / ait sculpté pour le Patrocinio / son Cachorro de Triana ».

Ainsi, lorsque vous vous souvenez ces jours-ci des paroles d’El Pali, n’oubliez pas la profondeur de ses paroles et sa profonde passion pour la Semaine Sainte de Séville.

By Nermond

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *