mar. Mai 28th, 2024

L’affaire de l’entraîneur de basket Paolo Traino, 55 ans, arrêté pour une accusation d’abus sur enfant, continue de tenir le tribunal. Le crime aurait eu lieu à l’intérieur du quartier des invités de la Stella Azzurra Roma et l’enquête est partie du signalement de deux collaborateurs du club capitolin.

Cet entraîneur était en mai 2015 le président du CNA de l’Ombrie de la FIP ainsi que l’entraîneur-fondateur de la Basket Academy de Ponte San Giovanni à Pérouse. C’est en tout cas ce qu’affirme Traino lui-même sur son profil LinkedIn.

Il a été contraint de démissionner des deux postes qu’il occupait. Il faisait l’objet d’une enquête du parquet de Pérouse pour des délits de maltraitance d’enfants, et… la condamnation définitive interviendrait en 2018. La FIP a-t-elle ignoré les raisons de la démission du président du CNA Umbria ? Traino, comme le confirme son CV, est devenu entraîneur de Stella Azzurra en 2016 et a redoublé son engagement sportif en 2018, lorsqu’il a déménagé à Roseto, mais à son crédit sans cesser sa relation de travail (quelle que soit sa forme) avec le club romain.

Il y a ici un problème de dates : si la société Abruzzi, conformément à la loi, avait demandé le casier judiciaire de Traino, elle aurait pu le recevoir peu de temps avant la condamnation ou, en tout cas, avant la transcription matérielle de celle-ci, sous réserve des délais de la bureaucratie judiciaire. Et il aurait pu ne pas être au courant du précédent, que Traino, selon toute probabilité, n’a pas dû mentionner.

C’est ce que dit un membre de la famille de l’un des garçons de Pérouse qui, il y a plus de dix ans, a raconté à Il Mattino les abus dont ils ont été victimes de la part de l’entraîneur de l’époque, Paolo Traino : « Il est inconcevable qu’une personne qui avait été condamnée et à qui le juge avait interdit d’exercer un travail impliquant un contact avec des mineurs ait pu être à nouveau placée aux côtés de jeunes. Mais comment une telle chose est-elle possible ? Je reste étonné. »

Cela dit, il appartiendra aux enquêteurs de savoir s’il y a eu des connivences au sein de la fédération qui ont pu  » couvrir  » Traino pendant tant d’années, il est certain que dans la chaîne de contrôle des conditions d’éligibilité il y a une faille gigantesque qui en plus de la FIP met en cause le CONI. Les entraîneurs de mineurs existent en effet dans tous les sports et les règles sont les mêmes que celles du basket.

Il est bon que le président Malagò lui-même intervienne rapidement sur la question. La protection des mineurs pratiquant un sport et la confiance naturelle que tout jeune athlète doit avoir dans son moniteur, également à la lumière des questions qui ont touché la gymnastique, sont aujourd’hui sapées à la racine. Il est urgent de procéder à une révision globale des exigences pour tous les moniteurs de sport nationaux et de modifier les règles de contrôle.

Et que du haut de son rôle, il puisse exiger du président de la FIP et du président de la CNA FIP une réponse à un vermisseau qui nous empoisonne depuis le début de cet article : comment est-il possible que personne dans la fédération ne connaissait les raisons pour lesquelles Traino avait démissionné de la présidence de la CNA d’Ombrie en 2015. Qu’il s’agisse d’incurie ou de mauvaise foi, c’est un scandale intolérable à fleur de peau pour les adolescents.

By Nermond

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