mar. Juin 18th, 2024

Depuis 1928, il constitue un outil essentiel pour mesurer l’inflation qui touche les ménages et analyser l’évolution des habitudes de consommation. Le panier Istat  est un macro-système en constante évolution : il contient 1936 produits, répartis en 12 divisions de dépenses, dont les prix sont analysés dans 91 municipalités.

Parmi les nouveautés de cette année, on peut citer les repas à volonté, cheval de bataille des sushis italiens mais qui commencent à s’étendre à d’autres types de restaurants, ainsi que les cours de padel, discipline sportive qui a littéralement explosé en l’espace de quelques années. Il y a aussi les ampoules intelligentes, les dispositifs de déshumidification et de purification de l’air, les revêtements de sol stratifiés, les lisseurs de cheveux et les chauffages électriques pour les lits. Côté alimentation, des pommes Kanzi et des raisins Vittoria, puis des cours de loisirs et de sport (tennis, aquagym, football et football à cinq). En revanche, les lecteurs de livres électroniques, les tondeuses électriques et les tondeuses à barbe, ainsi que les appareils de mesure des fonctions vitales, ont été abandonnés. Le panier 2024 – utilisé pour le calcul de l’indice Nic (pour l’ensemble de la communauté nationale) et de l’indice Foi (pour les ménages ouvriers et employés) et pour l’indice Ipca (harmonisé au niveau européen), le panier comprend environ 30 produits de plus que l’année dernière.

En outre, pour le traitement des indices, environ 33 millions d’informations sur les prix provenant de la grande distribution sont analysées chaque mois, tandis que 385 000 sont collectées sur le territoire par les offices statistiques municipaux, près de 235 000 par l’Istat directement ou par l’intermédiaire de fournisseurs de données, et plus de 157 000 cotations provenant de la base de données sur les prix des carburants du ministère du Développement économique. En ce qui concerne les loyers des logements privés, environ un million et demi d’observations sont utilisées pour estimer l’inflation, les données étant pour la première fois mises à jour mensuellement sur la base des communications de l’Inland Revenue Office.

Cette année, l’Istat a révisé les techniques d’enquête et les pondérations avec lesquelles les différents produits contribuent à la mesure de l’inflation : en 2024, le changement le plus important est de nature méthodologique et concerne l’utilisation de la base de données Ivass pour l’assurance automobile TPL, au bénéfice, est-il souligné dans une note, de « la précision de l’estimation de l’indice pour ce service ». En outre, la méthode de calcul de l’indice des biens énergétiques (dont le poids spécifique dans le panier est passé de 10,5 % à 10,9 %) a été adaptée pour tenir compte de la dynamique des prix des produits énergétiques des ménages en transition entre le marché protégé et le marché libre.

Si l’on considère la structure de pondération par type de produit, en 2024, le poids des biens diminue au profit de celui des services : le premier diminue à 56,6 % (contre 57,6 % en 2023) tandis que le second augmente à 43,4 % (contre 42,4 %).  Le poids des différents secteurs place les produits alimentaires en première position, avec 17,2 % du panier, suivis par les transports avec 14,7 %, l’hébergement et la restauration (11,7 %), le logement et les services publics (11,6 %), et les services de santé (8,3 %). En queue de peloton, on trouve l’éducation (0,9%) et les communications (2,1%).

By Nermond

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