mer. Mai 29th, 2024

Le gouvernement mise résolument sur les soins aux personnes âgées et le travail domestique pour réduire le travail au noir. Il émet même l’hypothèse d’une prime, ou plutôt d’une exonération de cotisations, sur les nouvelles embauches de soignants. La nouvelle est apparue lors de la présentation du cinquième rapport de l’Observatoire du travail domestique par Domina, l’une des associations patronales.

Le secteur domestique – qui a enregistré une baisse de 7,9 % de l’emploi régulier pour atteindre 894 299 en 2022 – est en proie à un taux d’irrégularité endémique. Il atteint 51,8 % (un total estimé à 1,8 million de travailleurs entre réguliers et non réguliers) contre une moyenne italienne de 11,3 % pour l’ensemble des secteurs de production. L’objectif du gouvernement, fixé dans le Plan national de lutte contre le travail non déclaré, est de réduire d’au moins 2 points le taux général d’irrégularité, et une action significative, ne serait-ce que sur le travail domestique, permettrait d’atteindre largement l’objectif. D’où l’hypothèse contenue dans l’action numéro 9 du Plan, que le gouvernement doit transformer en décrets d’application d’ici le mois de mars pour respecter les délais fixés par le PNR. Nous travaillons sur une exonération de cotisations allant jusqu’à 3 000 euros par an liée aux nouvelles embauches en contrat à durée indéterminée ou à la transformation de contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée pour les aidants (à l’exclusion des aides ménagères) », explique Aniello Pisanti, directeur du département de surveillance de l’Institut national du travail, « l’exonération serait limitée aux plus de 65 ans – bien que nous examinions la possibilité d’inclure les jeunes handicapés qui embauchent des aidants – et trois fourchettes de durée ont été envisagées : 12, 24 ou 36 mois ». Une condition nécessaire serait évidemment la poursuite de la relation de travail pendant une certaine période à établir, afin d’éviter la tricherie ou les « choix opportunistes ». Cependant, même pour cette action anti-contribution, le ministère du Travail doit obtenir le OK du ministère de l’Economie et des Finances pour couvrir la décontribution, mais la nécessité de respecter les prévisions et les délais du PNR devrait faciliter la décision.

L’objectif est également de soulager les familles, ne serait-ce qu’un peu, du fardeau économique que représentent les soins à domicile pour les personnes âgées. Une autre question a été abordée lors du débat qui a suivi la présentation hier au Sénat du rapport de l’Observatoire par le président Massimo De Luca, en présence des sénateurs Alessandra Maiorino et Antonio Salvatore Trevisi (M5s), ainsi que de Gianni Rosas, responsable de l’huile pour l’Italie. Le secrétaire national de Domina, Lorenzo Gasparrini, a évalué positivement tant le projet d’exonération des cotisations – en recommandant de ne pas exclure de la prestation les enfants des personnes âgées, qui sont souvent les employeurs des aidants – que le début de l’expérimentation, bien que limitée, de la nouvelle prestation universelle de 850 euros pour les services aux personnes de plus de 80 ans gravement malades et pauvres. Il s’agit d’un choix important car il lie directement une prestation à la régularité de la relation de travail », conclut M. Gasparrini, « nous devons rendre le travail régulier plus commode que le travail au noir, afin que le secteur puisse développer pleinement ses nombreuses potentialités ». Il est important d’un point de vue économique, pour le bien-être des personnes âgées et des familles, mais il est encore plus important de donner de la dignité aux travailleurs et de prendre soin des gens ».

By Nermond

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