mer. Fév 28th, 2024

Grâce à 908 kilomètres de câbles, pour un poids total de près de mille tonnes, d’ici le printemps 2024, le plan de numérisation de vingt-et-une îles mineures italiennes sera opérationnel, dont certaines – notamment en Sicile – seront déjà connectées dans quelques semaines. En effet, le « Plan de connexion des îles mineures », mis en œuvre par le Département pour la transformation numérique, a été lancé, avec un investissement de plus de 45 millions d’euros dans le cadre du PNR. Il s’agit d’un plan ambitieux, fortement souhaité par les communautés des îles mineures italiennes pour tenter de remédier à l’un des problèmes les plus graves pour l’avenir de ces territoires, à savoir la fracture numérique qui, en fait, et ce n’est pas un jeu de mots, les rend de plus en plus isolés.

Au total, les îles mineures italiennes habitées comptent trente-cinq communes, soit environ 200 000 habitants. Les vingt-et-une concernées par les connexions numériques représentent un pourcentage important d’entre elles. Nombre de ces municipalités ont également soumis au ministère de la Transition écologique des projets de développement durable d’une valeur totale d’environ 200 millions d’euros, toujours grâce aux fonds du PNR, afin de doter les îles d’une économie circulaire, étant donné qu’ils concernent principalement le transport interne, l’approvisionnement en eau, l’efficacité énergétique et la gestion des déchets, afin d’éliminer ou au moins de limiter le désavantage par rapport au continent, qui pour beaucoup de ces îles et archipels entiers se traduit par un dépeuplement progressif, également en raison du manque de services primaires, des écoles aux soins de santé.

Pour en revenir plus précisément à la numérisation des îles, il s’agit d’îles habitées même en hiver et dont la présence est décuplée en été, mais aussi de bandes de terre aujourd’hui inhabitées, mais pour lesquelles d’importantes opérations de récupération et de nouvelles implantations à caractère historique et culturel sont en cours, comme dans le cas de l’ancienne prison de Santo Stefano, en face de Ventotene. Plus précisément, les îles concernées par le projet sont principalement situées au large de la Sicile, dans l’archipel des Éoliennes (Vulcano, Lipari, Salina, Filicudi, Alicudi, Panarea, Stromboli), mais pas seulement, puisqu’il s’agit également d’Ustica, de Levanzo, de Marettimo et, plus au sud, de Pantelleria, de Lampedusa et de Linosa ; les îles de l’archipel du Latium, à savoir Ponza, Ventotene et Santo Stefano, Capraia en Toscane, San Nicola et San Domino dans les Pouilles et San Pietro et Asinara en Sardaigne sont également concernées.

Grâce à la pose de câbles optiques sous-marins et terrestres, formant une véritable épine dorsale entre le continent et les îles, le plan vise à permettre des services numériques modernes pour les entreprises, les citoyens et les administrations publiques locales, par le déploiement de services à très large bande, de services de connectivité mobile et, à l’avenir, de services basés sur la technologie 5G et disponibles pour tous les opérateurs. Cela permettra évidemment de surmonter la capacité limitée actuelle des réseaux de collecte disponibles, avec des liaisons radio ou des câbles obsolètes, en reliant les îles au continent d’une manière plus attrayante sur le plan numérique. Sans parler des anciens câbles, dont certains sont même télégraphiques, qui gisent au fond de la mer, dans de vastes zones qui devraient être récupérées d’une manière ou d’une autre.

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Le plan de numérisation est mis en œuvre par Infratel Italia et réalisé par l’opérateur contractuel Elettra Tlc. Outre la conception, la fourniture et la pose des câbles, des travaux de maintenance sont également prévus jusqu’en 2028. Les câbles ont été fabriqués en Allemagne, à Nordenham, et il est intéressant de noter que le plus long tronçon sous-marin est celui prévu entre Pantelleria et Linosa, avec une longueur impressionnante de 163 kilomètres de câble. Le début des travaux de construction pour la pose des câbles sous-marins a eu lieu à Palerme avec un événement de lancement à bord du navire câblier Teliri, appartenant à Elettra Tlc, en présence, entre autres, d’Alessio Butti, sous-secrétaire au Cabinet du Premier ministre chargé de l’innovation. Le choix de Palerme n’est pas fortuit : 62% des îles qui seront connectées font partie de la Sicile et les premiers travaux ont déjà commencé entre Marsala et Pantelleria, tandis que les travaux sont en cours sur les routes Trapani-Levanzo, Patti-Vulcano et Ustica.

« Le début des travaux visant à connecter nos petites îles à des réseaux ultrarapides », a notamment déclaré le sous-secrétaire Butti, « marque une étape fondamentale dans la réalisation d’une Italie de plus en plus connectée et inclusive. Non seulement il garantit un accès équitable et rapide à l’internet pour les communautés insulaires, mais il représente également un investissement dans leur développement économique ».

By Nermond

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