sam. Juil 20th, 2024

L’industrie pharmaceutique italienne se porte bien. Et « elle se confirme comme le moteur de l’économie du pays en termes de production et d’exportations : 2023 devrait être une année pour laquelle nous estimons une croissance organique de la valeur du secteur d’environ 9-10% ». C’est ce qu’a déclaré le président de Farmindustria Marcello Cattani.  Se référant à la loi budgétaire, M. Cattani s’est félicité de « ce qui a été fait et donc des trois milliards d’euros ajoutés au Fonds national de la santé, au bénéfice des citoyens, ainsi que de l’action visant à réorganiser les dépenses en ce qui concerne les 0,2 % supplémentaires qui ont été ajoutés au plafond des dépenses pharmaceutiques directes afin de réduire le remboursement. Nous attendons et exigeons maintenant qu’un petit effort supplémentaire soit fait en ramenant le plafond des dépenses directes à 8,6 % ». Pour 2024, a souligné le président de Farmindustria, « l’une des priorités est également de travailler à la revalorisation des classes de médicaments qui sont essentiels et critiques pour les citoyens parce qu’ils sauvent des vies, mais qui ont été dévalués en raison des réductions de prix au cours des décennies précédentes. Il s’agit, par exemple, des antibiotiques, des neuroleptiques et des antiplaquettaires. Il s’agit d’assurer la durabilité industrielle de la production et de réduire le risque de pénurie de ces médicaments ». M. Cattani a également souligné l’importance de la réforme du système de santé publique.Agence italienne des médicaments (Aifa) qui est cruciale pour « garantir un accès plus rapide aux nouveaux médicaments, étant donné que le délai actuel est d’environ 14 mois, contre 2 mois en Allemagne ». Cependant, il serait également approprié d’avoir une « Agence de la santé numérique », car le numérique devient de plus en plus central et constitue un élément clé. En fait, une direction stratégique centrale des ressources et des voies réglementaires est nécessaire ». Le numérique, note M. Cattani, « est au cœur de la santé des citoyens, et nous avons besoin d’une agence qui fournisse une orientation stratégique, avec des ressources et des règles précises ». Selon M. Cattani, il s’agit d’une tâche fondamentale qui ne peut toutefois pas être accomplie par l’Aifa, notamment parce qu’elle est « sous-dimensionnée » par rapport à d’autres agences en Europe. Actuellement, même lAgenas – Agence nationale des services régionaux de santé  s’occupe de la numérisation, mais elle ne pourrait pas non plus se charger de cette tâche. L’objectif devrait être de mettre en place une structure ad hoc avec des compétences ciblées.

By Nermond

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