sam. Juil 20th, 2024

Pas de discrimination à l’égard des familles nombreuses. Le resserrement des hypothèques, dont la valeur a chuté de 29 % en 2023, est une condition dictée par la hausse des taux d’intérêt.  L’assurance vient d’Abi, par la voix de la Directeur général adjoint Gianfranco Torriero . « Nous sommes l’association des banques, toutes différentes et en concurrence les unes avec les autres, sans pouvoir de contrôle et donc sans information de gestion, nous ne sommes pas un organisme de régulation », explique M. Torriero, « le marché hypothécaire est particulièrement compétitif avec tant d’offres, qui peuvent également être évaluées sur Internet et sont donc transparentes. Chaque banque évalue individuellement la capacité du débiteur à éviter le surendettement ».

L’Abi n’entre pas dans le détail des objections soulevées par l’Association nationale des familles nombreuses, qui a dénoncé les énormes difficultés d’accès au crédit. Un algorithme mesure les risques de déboursement du prêt en fonction du nombre d’enfants et du salaire des parents, fournissant une grille de « revenu résiduel minimum », c’est-à-dire ce qui reste après déduction de la mensualité du prêt hypothécaire, ce qui rend de fait impossible l’ouverture du dossier pour la plupart des personnes. Une situation aggravée par le poids des taux d’intérêt, qui augmentent le montant de l’hypothèque face à des salaires immobiles.

« Chaque type de famille est différent et la tâche des banques est aussi d’aider le client à éviter le surendettement », souligne M. Torriero. car la pire chose qui puisse arriver est de contracter un prêt hypothécaire et de ne pas pouvoir le rembourser ».

La politique monétaire restrictive de la BCE pour réduire l’inflation, qui est une taxe injuste parce qu’elle touche principalement les ménages les plus pauvres, « décourage l’accès au crédit  poursuit Torriero. Selon Abi, les remèdes possibles ne manquent pas. Du fonds de garantie pour les prêts hypothécaires inférieurs à 250 000 euros pour ceux dont la situation de crédit est moins solide, à la possibilité, avec le « fonds Gasparrini », de suspendre les versements hypothécaires pendant 18 mois. « Le fonds de garantie n’est pas seulement réservé aux jeunes de moins de 36 ans, ils y ont accès en priorité en cas de manque de ressources, et la loi de finances pour 2024 l’a refinancé à hauteur de 282 millions d’euros ». De son côté, l’ABI a lancé en juillet dernier un protocole d’accord demandant aux banques d’accompagner les clients les plus fragiles, en facilitant le passage d’un taux d’intérêt variable à un taux d’intérêt fixe ou un allongement de la durée du prêt immobilier pour rendre les mensualités soutenables.

En attendant, il est c’est l’ensemble du secteur hypothécaire qui est en crise : en volume, ils ont baissé de 29% en 2023 comme le montre le rapport de Nomisma sur le marché immobilier, décrétant un fort ralentissement des achats et des ventes, en baisse de 13 %. Les difficultés rencontrées par les ménages pour finaliser l’achat d’un logement, liées d’une part à la hausse des taux d’intérêt et d’autre part à l’érosion du revenu disponible provoquée par l’inflation, ont eu pour effet secondaire de renforcer l’intérêt pour la location. Au cours de l’année écoulée, 7,3 % de la demande est passée de l’achat à la location, accentuant la pression sur un secteur déjà saturé et décrétant une hausse des loyers, avec des pics de 5 % dans les grandes villes. Selon Nomisma, 21,1 % des familles nombreuses considèrent l’hypothèque comme un mirage. En effet, plus d’une sur cinq déclare ne pas avoir les conditions requises pour accéder au crédit. une valeur presque trois fois supérieure à la moyenne de 7,5 % de l’échantillon. La Banque d’Italie analyse également la baisse des prêts hypothécaires dans son enquête économique sur le marché du logement, portant sur le troisième trimestre. Les agents immobiliers impliqués dans l’enquête, près de 1500, ont décrit l’accès au crédit comme particulièrement difficile en ce moment, avec une situation économique négative qui n’a pas été vue depuis dix ans : 34,4 % des acheteurs ne peuvent pas obtenir de prêt hypothécaire.  La part des achats et des ventes financés par un prêt hypothécaire est en effet tombée à 63,4 %, la valeur la plus basse depuis la fin de 2014.

By Nermond

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