mer. Mai 22nd, 2024

100 000 actuaires travaillent dans le monde, 29 000 en Europe, 1 180 en Italie. La profession est l’une des plus demandées depuis des années et la demande augmente plus que l’offre.  Cela signifie qu’il faut en recruter de nouveaux et que le risque pour un actuaire de se retrouver au chômage est très faible.

L’Italie aura besoin d’au moins un millier d’actuaires supplémentaires au cours des dix prochaines années.  Parmi ceux qui existent aujourd’hui, la moitié a moins de 44 ans, un quart moins de 34 ans. 45% sont des femmes : il a été défini une profession jeune et tournée vers l’avenir  par le président du Conseil national des actuaires, Tiziana Tafaro à l’occasion du 14e Congrès national.

Force est de constater que la profession d’actuaire n’est pas très connue en dehors du monde de la finance ou de la sécurité sociale. Que font-ils au juste ?  Un actuaire est un conseiller financier qui fait des prévisions sur les tendances et les risques des marchés financiers.  Il élabore des produits financiers, d’assurance et de retraite, évalue les risques commerciaux et les marges bénéficiaires, compile des statistiques, gère des données et utilise des logiciels pour collecter, traiter et analyser des données afin de fournir aux entreprises des informations documentées qui influencent les décisions commerciales.

Pour les actuaires, évaluateurs de risques par excellence, l’avenir a déjà commencé : déclin démographique, évolution technologique, changement climatique . Et les défis, souligne M. Tafaro, se sont multipliés : des risques hydrogéologiques aux guerres et aux migrations, des changements dans le travail et les modes de vie au bien-être, de la transition énergétique à la durabilité, du Big Data à l’intelligence artificielle.

Salariés ou indépendants, les actuaires continuent de travailler principalement dans les secteurs de l’assurance, de la protection sociale, de la finance… . Mais avec la multiplication et la complexité des risques liés aux changements mis en avant par le Congrès de Milan, la figure de l’actuaire sort de la sphère professionnelle traditionnelle et devient de plus en plus centrale et déterminante dans tous les lieux et occasions où se prennent les décisions qui engagent l’avenir.
La présence et les compétences des actuaires se sont déjà étendues et consolidées dans de nouvelles activités : gestion des risques, gestion des risques d’entreprise, fonds de santé, cyber-risque.  Mais de nouveaux défis se profilent à l’horizon et, partout dans le monde, les actuaires se préparent à jouer un rôle « global » en collaboration avec les entreprises, les gouvernements et les régulateurs : pour atténuer les nouveaux risques et assurer la durabilité environnementale, sociale et économique.

Plus précisément, le déclin démographique est l’un des défis qui mobilisera le plus les actuaires à l’avenir en raison des répercussions sur les systèmes de sécurité sociale, de santé et de protection sociale en général.  En Italie, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus passera d’un peu plus d’un cinquième (22 %) aujourd’hui à un tiers en 2070. Le groupe d’âge actif (20-65 ans) passera de 60 % aujourd’hui à un peu plus de la moitié en 2070. Le vieillissement de la population fera passer la proportion de personnes âgées dépendantes, actuellement légèrement supérieure à 8 %, à 10 % en 2050.
Les risques dits catastrophiques relèvent également de l’expertise des actuaires.  Lors d’une table ronde au Congrès, les récentes dispositions de la loi de finances ont été abordées. Pour la première fois, elles ont mis en place un système qui prévoit un partenariat entre l’État et le secteur privé pour assurer toutes les entreprises contre les inondations, les glissements de terrain et autres événements naturels d’ici à la fin 2024. Toutes les compagnies d’assurance sont impliquées, réalisant ainsi un partenariat entre les finances publiques et privées.

By Nermond

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *