mar. Mai 28th, 2024

Deux millions de chômeurs et un million d’emplois que les entreprises ne peuvent pas trouver.  C’est l’un des paradoxes les plus évidents de l’économie européenne.n notre marché du travail détecté par leBureau d’études de la Cgia . Ne n’est pas nouveau : l’offre et la demande ont toujours eu du mal à se rencontrer dans notre pays. Et ce n’est pas tout. Les personnes à la recherche d’un emploi présentent souvent un déficit considérable en termes d’éducation et d’expérience par rapport aux compétences professionnelles requises par les entreprises.  L’analyse de l’incidence en pourcentage des difficultés de recrutement montre qu’elle a plus que doublé depuis 2017.  Alors qu’il y a six ans, seuls 21,5 % des entrepreneurs interrogés déclaraient avoir beaucoup de difficultés à trouver de nouveaux collaborateurs, dans l’enquête du mois dernier, ce pourcentage est passé à 47,6 %. Cela dit, il n’en reste pas moins que de nombreuses personnes, en particulier des jeunes, sont toujours sans emploi, tandis que de nombreuses entreprises, même dans le sud de l’Italie, sont contraintes de renoncer à une partie importante de leurs commandes, parce qu’elles ne disposent pas des ressources humaines suffisantes pour faire face à ces nouvelles commandes. Le résultat de cette situation nous présente un tableau inquiétant : de nombreuses familles continuent à rester dans des conditions de fragilité économique et autant d’entreprises, incapables d’augmenter leur activité productive, ne peuvent pas croître en taille et créer de nouvelles richesses à distribuer. Grâce aux données issues de l’enquête périodique Excelsior réalisée auprès d’entrepreneurs italiens par l’institut de rechercheU nioncamere-Anpal le Bureau d’études de la Cgia a dressé la liste des 50 personnalités professionnelles les plus difficiles à trouver. Les soudeurs à l’arc électrique, les médecins généralistes, les ingénieurs en électronique/télécommunications, les plâtriers (qui comprennent également les plâtriers, les décorateurs et les plaquistes) et les chefs d’entreprise (d’établissements d’enseignement privés et d’établissements de santé privés) sont pratiquement introuvables.  Sur ce premier bloc, dans huit cas sur dix, la recherche d’entrepreneurs (privés et publics) s’avère être un échec. Tout aussi difficiles à trouver sur le marché du travail sont les mécaniciens d’essai, infirmiers/obstétriciens, électroniciens (installateurs et mainteneurs de matériel), tapissiers et matelassiers, ouvriers de la filature et du bobinage, soudeurs et oxycoupeurs, ingénieurs électroniciens, électriciens et ouvriers des machines à tisser et à tricoter.  Dans ce deuxième bloc, dans sept cas sur dix, les demandes des entrepreneurs restent insatisfaites. Si, dans le Nord, on recherche surtout des serveurs, des vendeurs et des nettoyeurs, dans le Sud, la demande se concentre sur les maçons et, là aussi, sur les serveurs et les vendeurs. En revanche, parmi les quatre divisions géographiques du pays, c’est dans le nord-est que l’on observe les plus grandes difficultés à trouver des employés. En effet, c’est à Bolzano que le pourcentage d’incidence est le plus élevé (52,5% en 2022). Viennent ensuite Pordenone avec 52%, Gorizia avec 48,8, Pavia avec 48,3, Trento avec 47,9, Udine avec 47,8, Bologne et Vicenza avec 47,7, Lecco avec 46,9 et Padoue avec 46,8. Bien que le taux de chômage dans les régions méridionales se situe en moyenne autour de 15 %, même dans cette répartition, un nouvel emploi sur trois risque de ne pas être pourvu. Les pics les plus élevés sont toutefois observés à Chieti et L’Aquila avec 43,6%, à Caltanissetta avec 40,5%, à Cagliari avec 39,2, à Brindisi et Sassari avec 39, à Siracusa avec 38,8, à Isernia, Matera et Pescara avec 38,5, à Benevento avec 38,1, et enfin dans toutes les autres régions.

By Nermond

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