lun. Mai 27th, 2024

Tim glisse en bourse après que le groupe de téléphonie a confirmé la réception de l’offre ferme du fonds d’infrastructure américain Kkr sur le réseau.  Le cours de l’action chute de 3,97% à 0,26 €.

Sur la table du conseil d’administration de Tim est arrivée l’offre finale du fonds américain Kkr pour l’acquisition de Net-Co, libérant de manière décisive le groupe tlc de l’endettement massif. L’opération impliquera également le Ministère de l’Economie et des Finances (Mef), qui a déjà réservé 20% de la nouvelle société de réseau avec des droits de gouvernance stratégique, et d’autres sujets italiens dont le fonds F2i.

La date limite pour l’offre sur Net-Co est fixée au 8 novembre, mais elle pourrait être prolongée jusqu’au 20 décembre.  Le communiqué de presse de Tim ne donne cependant aucune indication sur les conditions financières de la proposition  dont Sparkle est exclue pour l’instant, faisant l’objet d’une nouvelle offre non contraignante, avec une demande d’exclusivité jusqu’au 20 décembre.

Il reste cependant à comprendre comment le groupe français Vivendi, premier actionnaire de Tim avec 23,75%, entend évoluer face à une offre de 21-23 milliards d’euros contre une valorisation qui, pour le français, n’est pas inférieure à 31 milliards d’euros.  Mef devrait investir jusqu’à 2,2 milliards d’euros pour 20% du réseau Tim tandis que Kkr vise les 65% restants.

Vivendi, qui ne siège pas au conseil d’administration de Tim, va entamer une bataille juridique coûteuse et à l’issue incertaine contre la cession ?  Le Mef est déterminé à poursuivre son plan de vente du réseau, pour lequel il devra obtenir l’approbation de la Cour des comptes et de l’autorité antitrust avant de procéder à la signature de l’accord avec Kkr. Et ce, malgré les rumeurs qui ont circulé après la réunion de la semaine dernière entre les représentants de Vivendi et le ministère dirigé par Giancarlo Giorgetti, selon lesquelles Yannick Bollorè et Arnaud de Puyfontaine, respectivement président et directeur général de Vivendi, auraient proposé une solution alternative pour « sauver » Tim sans céder le réseau. Entre-temps, F2i, le fonds dirigé par Renato Ravanelli, est en train de sonder l’intérêt d’investisseurs italiens et étrangers pour créer un « véhicule » d’infrastructure qui aurait dans son escarcelle environ un milliard d’euros pour finaliser son investissement dans NetCo.

By Nermond

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