sam. Juil 20th, 2024

Une nouvelle prolongation, encore une, repoussera la fin du marché protégé de l’électricité et du gaz. Ce matin le ministre de l’Environnement, Gilberto Picchetto, a confirmé les anticipations diffusées ces derniers jours.  « Je suis en train d’évaluer ces jours-ci, ces heures-ci, si nous voulons une progressivité en ce qui concerne le projet d’aménagement du territoire. 10 millions d’utilisateurs nationaux  et envisager également une séparation entre les utilisateurs domestiques vulnérables et les autres. La conclusion interviendra dans les semaines à venir », a-t-il déclaré.

Prolongation de six mois  Actuellement, la date d’abolition des tarifs de marché protégés pour le gaz est fixée au 10 janvier 2024, tandis que pour l’électricité, elle est prévue pour le mois d’avril. Mais le gouvernement travaille sur une prolongation afin de repousser le passage au numérique d’au moins six mois, voire d’un an. La nouvelle concerne environ 15 millions d’utilisateurs, dont des ménages et des entreprises : en 2022, pour le gaz, ils étaient 33,2 %, soit plus d’un tiers de la population. Les utilisateurs du marché protégé de l’électricité et du gaz paient leurs factures en fonction des prix fixés par Arera (l’autorité de régulation de l’énergie, des réseaux et de l’environnement).

Hypothèses sur le tableau pour les clients vulnérables.  Tout le monde ne devra pas passer au marché libre, où les conditions contractuelles sont fixées par les opérateurs sans référence à Arera. Il est en effet prévu un moratoire pour les clients considérés comme vulnérables : les plus de 75 ans, les personnes en situation de précarité ou de difficulté économique objective (déjà bénéficiaires de la prime sociale lumière et gaz) ou les personnes handicapées. Selon les rapports Il MessaggeroParmi les hypothèses, il y a aussi celle d’accorder jusqu’à un an de plus aux ménages les plus pauvres et particulièrement nombreux qui sont étroitement exclus du bonus social (Isee jusqu’à 15 mille euros ou jusqu’à 30 mille euros pour les familles nombreuses avec au moins quatre enfants à charge).

Arera annonce aujourd’hui les nouveaux tarifs du gaz.  Arera a annoncé ces derniers jours que les factures d’électricité pour le marché protégé augmenteront de 18,6 % au quatrième trimestre par rapport à la période juillet-septembre. Mais si l’on regarde la même période de l’année dernière, on constate une baisse de 57 %. Pour Arera, les factures de gaz vont également augmenter : les détails seront annoncés aujourd’hui. Pour l’instant, le gouvernement est intervenu par le biais du décret sur l’énergie, qui a prolongé jusqu’au quatrième trimestre la mise à zéro des frais de système sur les factures de gaz, la TVA de 5 % sur le méthane et la prime sociale pour l’électricité.

Ce qui change avec le passage au marché libre . Pour accompagner les clients vers le marché libre, Arera a prévu un parcours progressif. À partir de septembre, les ménages et les immeubles à appartements qui bénéficient encore du service de protection du gaz recevront une communication de leur vendeur, qui leur présentera les offres de marché libre les plus avantageuses. Si les consommateurs ne signent pas les nouvelles conditions ou un contrat de marché libre avec le même fournisseur ou un autre, ils continueront à être approvisionnés par le même opérateur, mais avec des conditions contractuelles similaires à celles du Placet (établies par l’autorité) et un tarif à prix variable basé sur l’évolution du Psv – l’indice de référence italien.

Marché libre ou marché protégé : comment économiser ?  Les syndicats et les associations de consommateurs estiment que le marché protégé a le potentiel de protéger les citoyens en période de crise économique, comme celle déclenchée par la guerre en Ukraine. Selon les analystes, le passage au marché libre représente une protection encore plus grande pour les consommateurs. En effet, le grand nombre d’entreprises énergétiques a créé une concurrence suffisante pour pousser les entreprises à adopter des politiques commerciales agressives. Le passage au marché libre se traduirait dans la plupart des cas par une baisse des factures.

Le décret Bersani et la libéralisation reportée.  La date de fin du marché de la protection renforcée a glissé à plusieurs reprises. Fixée au 1er juillet 2019, elle a été reportée une première fois en 2020, puis annuellement, jusqu’à l’arrivée du décret Milleproroghe qui l’a fixée à 2024. Aujourd’hui, le gouvernement Meloni s’apprête à intervenir à nouveau. C’est le décret Bersani n° 79, en 1990, qui a mis fin au monopole de l’énergie et libéralisé le marché italien de l’électricité et du gaz. Depuis des années, le marché de l’énergie se trouve dans une phase de transition où coexistent le marché libre et le service de protection renforcée.

By Nermond

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