ven. Juil 12th, 2024

« La règle est la même pour tous, y compris pour les géants du numérique ». Telle est la position française, exprimée par le ministre de l’Economie numérique, Jean-Noël Barrot, qui vient d’annoncer la suspension provisoire de la vente en France de l’iPhone 12 , le téléphone portable phare du géant américain Apple.

Parmi les 141 modèles de différentes marques récemment testés par l’autorité transalpine Anfr (Agence nationale des fréquences), l’iPhone 12 a échoué au test de transmission d’énergie au corps humain . Un paramètre régi par des seuils valables pour l’ensemble de l’Union européenne, Italie comprise. Lorsque vous tenez le téléphone dans votre main, le seuil légal autorisé est de 4 watts par kilogramme. L’iPhone 12, selon l’organisme français, dépasse ce seuil, pouvant dépasser jusqu’à 5,7 watts par kilogramme . Le dépassement a également été constaté lorsque l’appareil est transporté dans une poche de pantalon.

Cette injonction n’est pas sans précédent, des dépassements similaires ayant déjà été constatés par l’ANFR pour 45 modèles différents sur 6 ans. Mais l’annonce a suscité beaucoup d’étonnement, déclenchant immédiatement la réaction d’Apple. D’une part, il est surprenant que l’avertissement n’intervienne que maintenant, pour un modèle à grand succès qui sera commercialisé en 2020. D’autre part, et surtout, Apple ne s’était jamais fait taper sur les doigts pour cette raison. Sans compter que L’annonce de l’Anfr est intervenue le jour où le géant américain a dévoilé le nouvel iPhone 15 .

Bien entendu, l’attention portée par la France à lal’exposition de l’homme aux ondes électromagnétiques . De plus, à partir de 2020, tous les revendeurs d’appareils numériques devront afficher, à côté du prix de chaque modèle, les valeurs, mesurées par les fabricants, des ondes émises. Mais pour Apple, l’annonce est très difficile à digérer, même après les récentes turbulences boursières provoquées par certaines restrictions en Chine sur l’utilisation des appareils de la marque, en l’occurrence pas en raison de risques pour la santé. Une nouvelle démentie, 24 heures plus tard, par la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning : « La Chine n’a pas publié de lois, de règlements ou de documents politiques interdisant l’achat et l’utilisation de smartphones de marques étrangères, y compris l’iPhone. »

Tout en acceptant le retrait provisoire du modèle de la vente, Apple a annoncé qu’elle contestait les conclusions de l’Anfr et qu’elle poursuivait le dialogue avec les autorités françaises pour prouver que l’iPhone 12 est conforme à la réglementation. . Le géant a notamment affirmé pouvoir transmettre à Paris les résultats des tests effectués par des laboratoires indépendants, qui prouveraient que tout est en ordre.

L’ultimatum lancé à Apple est de 15 jours. Un délai jugé suffisant par l’Anfr pour permettre à la marque d’apporter les modifications logicielles nécessaires à la réduction des ondes émises. , comme l’ont fait par le passé de nombreux autres fabricants « châtiés ».

Dans le cas contraire, les autorités françaises menacent d’ordonner au géant de rappeler les appareils déjà vendus.
Selon M. Barrot, les seuils légaux fixés en Europe sont toutefois bien inférieurs aux seuils de risque potentiel pour la santé indiqués dans certaines études. Les injonctions de l’Anfr aux fabricants ne doivent donc pas être interprétées comme des avertissements sanitaires.

D’autres pays européens, dont les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, observent également de près l’affrontement entre Apple et l’Agence nationale des fréquences afin de déterminer s’il convient d’engager des procédures similaires. En Espagne, le groupe de consommateurs (Organización de consumidores y usuarios OCU) a déjà demandé aux autorités locales d’arrêter la vente de l’iPhone 12.

By Nermond

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