jeu. Juil 18th, 2024

C’est la Mercredi Saint à Séville un jour qui se caractérise par de nombreuses marches processionnelles -de qualité reconnue-. dédié aux images qui composent la liste du jour. Des compositions contemporaines (La soif de Nerviónde David Hurtado, ou María Santísima del Refugiode Cristóbal López Gándara) à d’autres qui sont des emblèmes musicaux de notre grande semaine. C’est le cas, sans aller plus loin, de Les sonneurs de cloches passent -qui a survécu à la censure, aux soi-disant arrangements et à d’autres problèmes, Le refuge de Marie, La Sagrada Lanzada, Notre Dame de Reglade Borrego ou Mère de Dieude Peralto, parmi tant d’autres qui pourraient venir grossir cette liste variée.

Cependant, ce vaste catalogue comprend quelques compositions qui occupent un plan plus inaperçu et dont les interprétations enrichiraient notablement l’éventail musical de l’époque. Au cours de l’année 1962, Fernando Oliveras, professeur de violon à l’université de Séville, compose une marche intitulée Charité et dédiée, comme on peut s’y attendre, à la Virgen de la Caridad de la hermandad del Baratillo. La composition a été réalisée par Pedro Gámez Laserna – ce n’est rien – et a été créée pendant la Semaine Sainte de la même année. A titre de curiosité, et selon une coupure de presse publiée par les amis de Patrimonio Musical, la confrérie d’El Arenal prit cette année-là un caractère nettement aljarafeño : l’Oliva de Salteras accompagna la Piedad et la fanfare d’El Carmen fit de même pour le paso de palio, un cas très particulier dans notre Semaine Sainte, que deux groupes de la même ville participent à la même procession.



La marche Charitédes schémas atypiques mais avec des une grande richesse compositionnelle et instrumentale, a été régulièrement jouée dans les années soixante-dix. A tel point que le groupe Soria 9 l’a inclus dans l’album Marches de la Passion à Séville vol. III, publié en 1972. Il existe des enregistrements de son exécution, notamment par la Banda Sinfónica Municipal de Sevilla. Cependant, elle est progressivement tombée dans l’ostracisme jusqu’à ce que la Carmen de Salteras l’enregistre sur son album Un souvenirpublié en 2007. Cet enregistrement comprend des cornetsun instrument qui figure dans la partition originale de la composition.

La marche a été jouée il y a quelques années après la procession de novembre de la Virgen del Amparo de la Magdalena, au niveau de la rue Pastor y Landero et de son intersection avec la rue Adriano, ce qui a impressionné les personnes présentes. Il s’agit sans aucun doute d’une composition qui pourrait être incluse dans le répertoire du célèbre palio de la Caridad. Le jeudi saint, à l’aube, l’église de la Caridad est retournée à sa chapelle.

By Nermond

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