mar. Avr 23rd, 2024

Voler bas, loin des radars. Il y a quelque temps, lors des célébrations du 30e Scudetto, le président Leo Dell’Orco a demandé à la presse pourquoi on ne parlait pas beaucoup du basket-ball italien. Il en voulait probablement au journal, car en ce qui nous concerne, la LBA est le premier sujet d’articles et d’intérêt de nos lecteurs. Cependant, aucune des personnes présentes lors de sa crise n’a eu le courage de lui dire qu’il avait le premier problème à la maison.

La communication du monde de l’Olimpia vers l’extérieur se fait au niveau 1, celui des communiqués officiels et des conférences de presse d’après-match auxquelles Messina ne peut échapper. Ce n’est pas un hasard si cela se traduit par le succès et la jubilation du podcast du couple Datome&Melli qui parle de tout sauf de ce qui se passe dans le club qu’ils partagent depuis quelques années. Si le groupe Armani vit de sa visibilité comme toutes les entreprises de mode, le président de l’équipe de basket préfère rester très discret et se présenter comme un outsider.

A tort ou à raison, c’est la réalité des faits. Une stratégie qui ne fonctionne pas avec la presse étrangère, où Milan est crédité d’être une grande équipe avec beaucoup d’attentes. Après avoir intégré le meilleur joueur d’Europe aux côtés de Melli et Shields, Olimpia devrait réaliser une grande saison en EuroLeague, et malgré le retour d’équipes disposant d’un marché important, l’objectif ne peut être qu’un retour au Final Four. Et l’incapacité à atteindre les playoffs, comme ce fut le cas cette année, serait considérée comme un échec total.

Un autre facteur contribue à augmenter la pression sur Messina : pour la première fois depuis son arrivée à Milan, il entame une saison dans la dernière année de son contrat. Comme Jasikevicius au Barça au début de l’année 2022-23. Alors que le Lituanien avait Navarro et Laporta comme homologues au-dessus de lui, Ettore se considère comme son supérieur. L’absence de contradiction garantie entre l’entraîneur et la direction n’est cependant ni un alibi ni une couverture de Linus. Un Scudetto en juin 2024 (il faut d’abord le gagner) suffira-t-il à Armani et Dell’Orco pour ne pas tomber amoureux ?

By Nermond

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *