sam. Fév 24th, 2024

L’inflation a ralenti en juillet, tombant à 5,9 % contre 6,4 le mois précédent, tout en marquant une variation nulle sur une base mensuelle. Un signe modérément positif alors que la BCE souligne dans son bulletin mensuel que les taux d’intérêt resteront « fixés à des niveaux suffisamment restrictifs aussi longtemps que nécessaire pour permettre un retour rapide de l’inflation à l’objectif de 2% à moyen terme. Les décisions relatives aux taux d’intérêt continueront d’être fondées sur une évaluation des perspectives d’inflation à la lumière des données économiques et financières les plus récentes, de la dynamique de l’inflation sous-jacente et de l’intensité de la transmission de la politique monétaire », explique l’Institut. En bref aucun changement de politique monétaire n’est en vue pour le moment  de la BCE, mise dans le collimateur à plusieurs reprises par le gouvernement italien et encore hier par le Premier ministre Giorgia Meloni. Francfort se penche en particulier sur les données de l’inflation de base, c’est-à-dire celle qui ne tient pas compte des produits alimentaires et énergétiques, qui a continué à augmenter en juin (5,5 %) dans la zone euro.
En Italie, en revanche, une décélération des prix a été observée en juillet, explique l’ISTAT, en raison du ralentissement de la croissance tendancielle des prix des transports, des biens énergétiques non réglementés et des aliments transformés. Bien qu’ils restent pression à la hausse sur les prix des denrées alimentaires  Les augmentations des prix de l’essence au cours des dernières semaines pourraient toutefois pousser l’inflation à la hausse pour ce mois. L’inflation dite « du chariot de supermarché », c’est-à-dire des produits alimentaires, ménagers et de soins personnels, a ralenti en juillet mais reste supérieure à 10 % en glissement annuel (10,2 % contre 10,5 % en juin). L’inflation de base italienne s’est ralentie, passant de +5,6 % à +5,2 %.
La Banque centrale européenne voit les perspectives économiques de la zone euro « très incertaines » :  la situation s’est « détériorée, principalement en raison de l’affaiblissement de la demande intérieure ». « L’inflation élevée et le resserrement des conditions de financement réduisent les dépenses », explique le Bulletin. La production du secteur manufacturier en particulier souffre, également freinée par la faiblesse de la demande étrangère. Les investissements des entreprises et les investissements dans la construction résidentielle montrent également des signes de faiblesse. Les services continuent de faire preuve d’une plus grande résistance, en particulier dans des secteurs tels que le tourisme. Cependant, le secteur des services est en perte de vitesse », écrivent les économistes de Francfort. « L’économie devrait rester faible à court terme. Au fil du temps, cependant, la baisse de l’inflation, l’augmentation des revenus et l’amélioration des conditions de l’offre devraient soutenir la reprise. Le marché du travail reste robuste.

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By Nermond

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