lun. Mar 4th, 2024

Août 1973. Peter Gámez Laserna et Juan Antonio Cuevas signent, le 3 de ce mois, sur la dernière page du texte original, la marche Le Christ de la soifdestiné à devenir l’hymne officieux de cette confrérie. Quatre ans à peine s’étaient écoulés depuis la fondation de cette jeune mais solide confrérie qu’elle disposait déjà, dans son patrimoine musical, d’une partition de premier ordre dans le genre processionnel.

Elle est réalisée un demi-siècle depuis la composition de cette marchequi est jouée chaque année – comme le veut la tradition – au départ de l’imposant crucifix de Duarte, à midi, le mercredi saint. Il s’agit d’une composition très expressive, forte et dramatique, qui traduit ce moment définitif où le Christ affronte son agonie finale. La marche a une ouverture qui se développe progressivement jusqu’au thème principal, qui enveloppe toute la marche dans ses différentes mesures.



L’idée mélodique est de Cuevas, mais l’instrumentation est du maestro de Cordoue. Heureusement, il s’agit d’une marche qui non seulement continue à être entendue derrière nos pasos de palio, mais que plusieurs groupes musicaux ont récemment intégrée à leur répertoire. On l’entend généralement après le baldaquin de Dolores y Misericordia le dimanche des Rameaux, ou dans le baldaquin de la Trinité le samedi saint. En général, La Oliva l’interprète, bien sûr, après le paso de palio de la Consolación. Voici comment elle est jouée par l’orchestre du Soria 9.  

En hommage -et quel hommage-. la Banda de la Puebla del Río l’a joué deux fois après le Cachorro dernier Santo Entierro Grande. L’une d’entre elles, partant de Pastor y Landero avant de traverser le pont de Triana. Après le Cristo de la Sed viendront de nombreuses autres marches qui s’ajouteront au grand et notable patrimoine de marches de la corporation Nervión, et qui seront signées par des auteurs respectés comme Pedro Morales, David Hurtado ou Antonio Moral, ainsi que la célèbre marche d’Abel Moreno.

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C’était aussi, l’une des dernières marches auxquelles Laserna a participé, qui signera sa dernière marche sept ans plus tard : La Sagrada Cena, en 1980. Une contribution prolifique et incalculable au monde des marches processionnelles qui le consacre comme l’un des auteurs fondamentaux du genre.

By Nermond

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