mar. Avr 23rd, 2024

Le dimanche des Rameaux approchant à grands pas, les éléments suivants arrivent également les derniers préparatifs de la grande semaine dans de nombreuses villes espagnoles. Quelle que soit la région, il existe des accessoires très reconnaissables de cette période qui se répètent pendant la Semana Santa.

L’un des accessoires les plus connus et les plus répandus est le capirote, ce cône en carton ou autre matériau fabriqué à la main et qui commence à être fabriqué et préparé pendant le Carême. Découvrez le symbolisme de l’un des éléments les plus essentiels de la station pénitentielle.



Que symbolise la cagoule des Nazaréens ?

Il n’y a rien de plus caractéristique de la Semaine Sainte que de commencer à voir une rangée de capirotes dans la foule, précédant les images titulaires de chaque confrérie. Cet emblème de la Semaine sainte trouve son origine au Moyen Âge, plus précisément à l’époque de l’Inquisition. En effet, de nombreux documents témoignent de l’utilisation de la capirote à cette époque dans le cadre des condamnations prononcées par le tribunal de l’Église catholique.

Cet accessoire servait à marquer les condamnés de l’Inquisition, servant ainsi de rappel à la population. Ces premières cagoules pouvaient également être décorées de peintures en rapport avec le péché commis. Cependant, il n’est pas qu’au XVIIe siècle et dans la ville de Séville, lorsque les confréries de la ville de Séville ont commencé à utiliser cet accessoire comme élément du vêtement obligatoire pour la station pénitentielle. Le choix de cet élément est dû à sa signification pénitentielle, puisqu’il marque la fin de la station pénitentielle de ces confréries. Il faut également noter que la forme conique du capirote a été créée pour rapprocher le pénitent du ciel. L’étoffe portée par-dessus ce capuchon et descendant jusqu’à la poitrine était connue sous le nom de « sanbenito » et servait à cacher l’identité du pénitent.

De Séville, le capirote se répandit dans les autres confréries religieuses du reste de l’Espagne et devint rapidement le vêtement le plus caractéristique de la Semaine Sainte. Cette popularité a donné naissance au différentes significations pour décrire le capiroteIl peut être connu sous le nom de cucurucho, capuchón ou capuz, selon la région d’Espagne où l’on se trouve.

Sur ce capuchon, chaque confrérie choisit le tissu et la couleur qu’elle portera chaque semaine sainte. Cependant, bien qu’à Séville elle soit toujours recouverte de ce tissu, connu sous le nom d’antifaz, dans d’autres communautés autonomes, il existe de nombreuses variantes. De même, la longueur du capirote dépendra également de la fraternité de chaque participant, C’est le cas de la confrérie sévillane El Gran Poder, qui a une longueur de 1,15 mètre. Il convient de mentionner tout particulièrement ceux que l’on appelle à Séville les « penitentes », qui se rendent à la station sans capuchon et ne portent que le masque.

By Nermond

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *