mar. Avr 16th, 2024

Un carême de plus s’achève et, au cours de celui-ci, on n’a pas seulement parlé des services, des fonctions et des chemins de croix qui se multiplient dans les différents coins de Séville. On a également beaucoup commenté les propositions du Conseil supérieur du Conseil de l’Europe. de modifier l’ordre des confréries certains jours de la Semaine Sainte. Et que d’encre et d’opinions ont coulé à ce sujet. Quoi qu’il en soit, force est de constater que ce dernier a voulu intervenir dans un domaine qui n’est pas le sien. question qui tarde à être réglée et il l’a certainement fait avec les meilleures intentions du monde, mais ce n’est peut-être pas suffisant.

Il est bien connu que les Confréries dans le passé, surtout au 19ème siècle convulsif, ont été parfois obligées de suspendre leurs stations pénitentielles à la Cathédrale pendant plusieurs années, mais cela ne les a pas empêchées, lorsqu’elles y sont revenues, de reprendre leur place dans l’ordre établi. De même, cela ne les empêchait pas de changer de jour, si leurs conseils d’administration en décidaient ainsi. Il y a des exemples de cela, car certains, comme La Hiniesta, sortaient tous les jours de la semaine, sauf le vendredi saint. D’autres, comme le Santísimo Cristo de la Expiración et Nuestra Señora de las Aguas, a cédé son avant-dernière place le vendredi saint, précédant la Soledad de San Lorenzo, pour prendre sa place le lundi, il y a précisément un siècle, en 1923. Toutefois, il convient de noter qu’une fois leur place attribuée, elles ne modifiaient généralement pas l’ordre de préséance. Cette règle a commencé à être enfreinte presque à la fin du siècle dernier, comme dans le cas du mercredi saint, qui n’est toujours pas résolu aujourd’hui.



Ce n’est que récemment qu’une dynamique de changements a été entreprise, allant jusqu’à modifier un jour entier comme le mardi saint pour aller en premier à la cathédrale, comme cela a été fait à la fin des années 1950 et dans les années 1960 avec le samedi saint récemment inauguré, et culminant avec la Campana. Ce type d’expérimentation, qui a des opinions favorables et d’autres résolument contre, provoque une certaine confusion, surtout parmi le corps des Nazaréens qui souffrent depuis longtemps et qui sont devenus de plus en plus nombreux ces dernières années, bien qu’un ralentissement commence à se faire sentir, même s’il n’est pas encore très palpable. Aujourd’hui, le rythme des chars est parfois insuffisant. dans ce que nous appellerions une véritable station de pénitence, reprenant les modes désuètes tant critiquées par les costaleros dits professionnels.

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Il existe des exemples notoires de ces retards dus à ces interminables chicotás. Il suffit de regarder l’une de ces délicieuses émissions d’El Correo de Andalucía. Et sans vouloir pointer du doigt qui que ce soit en particulier, à titre d’exemple, nous voyons un Fraternité comme la MacarenaCette même confrérie, en 2022, est partie à 0h00 et devait entrer à 13h00. On pourrait arguer qu’elle transporte beaucoup plus de nazaréens, bien sûr, mais il est révélateur que les horaires soient différents.

Cette année, nous profiterons de ce que l’on appelle le Santo Entierro Grande Et ce qui est vraiment inquiétant, c’est que même un événement comme celui-ci a provoqué des tensions et des désagréments entre les confréries participantes, au point d’affecter même certains groupes de costalero. Il y a matière à réflexion.

Et en suivant le fil des réflexions, comment ne pas analyser la manière dont ces représentations, civiles, militaires, académiques, sont intégrées dans le cortège lorsqu’elles arrivent à la cathédrale. A-t-on remarqué leur comportement dans le temple métropolitain ? La plupart d’entre eux abandonnent leur poste dès l’entrée, alors que c’est précisément là qu’ils auraient dû compléter solennellement la raison de leur participation. Nous devrions nous demander pourquoi cette diaspora est autorisée. Sans aucun doute, c’est le résultat du manque de sang-froid que de nombreuses Confréries, malheureusement, prêtent au moment culminant de leur passage dans la Cathédrale. Comme nous le disons, un profond motif de méditation alors que nous parlons tant tout au long de l’année du « … ».Procession pénitentielle à l’église cathédrale sainte et métropolitaine« . Dans la plupart des cas, à l’exception d’un récit historique de chaque corporation, donné dans un micro, peu d’autres choses sont faites et permises, sauf dans la Madrugada.

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Cette année, comme lors des années exceptionnelles précédentes, certains Mystères accompagneront le Santo Entierro de manière extraordinaire, centrés sur la Passion et mort de Notre SeigneurLa véritable transcription de la Semaine Sainte est la Passion, la Mort et la Résurrection, mais cette dernière, véritable raison d’être du chrétien, n’est ni présente ni attendue dans cette procession. Certes, elle apparaîtra radieuse quelques heures plus tard, à l’aube, mais presque rien ne sera plus pareil.

Entre-temps, le samedi saint, le course officielle sera pleine et il n’y aura pas de place pour une seule épingle, y compris les boîtes. Le lendemain matin, les caisses seront occupées, comme pour cacher la honte de leur abandon par les abonnés des jours précédents, par les anonymes, mais avec une vague de conviction, dont la présence couvrira les longues rangées auxquelles ils auront accès parce qu’il n’y aura plus de gardes pour les empêcher d’entrer. Ces mêmes Sévillans qui, pendant des siècles, ont su et voulu entretenir la flamme de leurs confréries, n’auront jamais pu assister à une proclamation de la Semaine Sainte, ni même savoir que l’image de leur dévotion célébrait ce jour-là une fonction solennelle, et bien sûr, n’auront jamais eu la chance d’assister à un repas de confrérie. Tout au plus pourra-t-il aspirer à porter un cierge dans une section sans nom, sans même apercevoir l’image de sa dévotion.

Oui, le Dimanche de PâquesNous verrons la procession officielle sans chaises, abandonnée par ses abonnés, mais pleine de cette multitude qui a su attendre le moment culminant en remplissant ses rues et ses places, accompagnant le Christ ressuscité aux confins de son temple et à la poursuite de son Aurore. Au moins, ce témoignage aura été utile.

By Nermond

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