jeu. Avr 18th, 2024

Nous sommes d’accord pour dire que il n’y a rien de tel qu’un matin de lundi de Pâques dans le quartier de Tiro de Línea.mais il y a certains jours, certaines heures, qui lui ressemblent. Rien de tel qu’une porte par laquelle des couches s’ouvrent au fond des vestibules, que des mains d’enfants qui dessinent des zigzags dans le balancement des jupes, que des volets qui se ferment jusqu’à une heure avancée du matin alors qu’il est plus d’une heure de l’après-midi…

L’authenticité de tout cela est toujours surprenante, mais chaque vendredi de mars, tout se concentre sur les face à facedans la vérité la plus absolue, dans la la crudité des vrais problèmesceux qui traînent dans l’air de la maison et dans les nuits blanches. Et nous disons problèmes avec toutes leurs lettres C’est comme la mort : le Captif nous rend tous égaux.mais derrière elle, nous avons la présence réelle d’un tout meilleur et éternel. Il nous rend identiques.



Dans cette vidéo, réalisée par Jurista Cofrade, nous observons les réalités infinies et particulières de tout un quartier qui, dans son Christ, reflète son identité, reflète ses préoccupations et le considère comme un phare, un miroir, une anse, son sang. Comme chaque vendredi, de nombreux voisins rencontrent le Jésus captif qui, dans sa divinité la plus absolue, se dépouille de sa condition céleste et devient un compréhensif, qui écoute certes, dont la chair bat sous le velours et dans les paumes de ses mains semble battre le pouls étouffé de la corde. Dans son abandon le plus sincère, sans autre disciple que l’air et la ville.autour de lui se concentre l’inimaginable, ce qui n’est pas dit mais pensé, ce qui se dépose dans sa poitrine et dans ses yeux couleur de chanvre et de gingembre.

Disparu trois lundis, trois, pour que tous ces vendredis se rejoignent en un seul après-midi, en un midi où la vie elle-même fait mal, parce que tout ce qui est vrai fait mal et fait mal. Ici, il n’y a pas de place pour l’idéalisme, l’imposture ou le carton. Comme l’a dit le poète : celui qui l’a goûté le sait.

By Nermond

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