lun. Déc 4th, 2023

Entre 2012 et 2022, un total de plus de 99 mille commerces de détail et 16 mille commerces ambulants ont disparu, tandis que les hôtels, bars et restaurants ont augmenté (+10 275). Au cours de la même période, la présence étrangère dans le commerce a augmenté, tant en termes de nombre d’entreprises (+44 000) que de nombre de personnes employées (+107 000), tandis que le nombre d’entreprises et d’employés italiens a diminué (respectivement -138 000 et -148 000). Ce sont les chiffres qui ressortent d’une étude de Confcommercio sur la démographie des entreprises dans les villes italiennes depuis 2012. Le tissu commercial au sein des centres historiques évolue également « avec de moins en moins de magasins de biens traditionnels » (livres et jouets -31,5%, meubles et quincaillerie -30,5%, vêtements -21,8%) et « de plus en plus de services et de technologies » (pharmacies +12,6%, informatique et téléphonie +10,8%), d’activités d’hébergement (+43,3%) et de restauration (+4%).

« Le changement et la réduction des niveaux de service offerts par les magasins à localisation fixe frôlent le risque de désertification commerciale de nos villes où, au cours des 10 dernières années, la densité commerciale est passée de 9 à 7,3 magasins pour mille habitants (une baisse de près de 20%) », souligne Confcommercio dans son analyse, centrée sur 120 villes moyennes-grandes. « Pour éviter les effets les plus graves » de ce phénomène, pour « le commerce de proximité, il n’y a pas d’autre moyen que de se concentrer sur l’efficacité et la productivité, également à travers une plus grande innovation et une redéfinition de l’offre », souligne Confcommercio. « L’omnicanalité reste fondamentale, c’est-à-dire l’utilisation du canal en ligne également, qui a connu une croissance exponentielle ces dernières années, avec des ventes passant de 16,6 milliards en 2015 à 48,1 milliards en 2022 », ajoute la confédération. Un élément, ceci, qui a contribué « le plus à la désertification commerciale » mais qui reste néanmoins « une opportunité » pour le commerce traditionnel « physique », souligne Confcommercio. L’ensemble des activités considérées aujourd’hui « s’élève à un peu moins de 884 000 unités », soit la somme du commerce fixe, des vendeurs ambulants et des hôtels et établissements publics, plus les autres activités commerciales en dehors des magasins, conclut l’association de commerçants. « La désertification commerciale n’affecte pas seulement les entreprises, mais la société dans son ensemble, car elle se traduit par une diminution des services, de la qualité de vie et de la sécurité », souligne Carlo Sangalli, président de Confcommercio, qui ajoute : « Il faut accélérer le réaménagement urbain grâce à une utilisation plus large et plus sélective des fonds européens du PNR et à la participation des partenaires sociaux.

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By Nermond

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