mar. Avr 16th, 2024

Nous commençons cette année avec l’adieu de Benoît XVI, un grand théologien. L’Esprit Saint a donné naissance à un pasteur fin et réfléchi. Déjà à l’époque, il nous avait signalé quelques signes qui montraient la foi endormie dans laquelle se trouve l’Eglise en Europe. Le vieux continent… devient maintenant le continent à missionner.

Nos confréries se trouvent dans un environnement complexe, au milieu d’une ère numérique et « liquide », qui peut les conduire – piégées par le brouillard idéologique d’un sécularisme radicalisé qui « évite » tout ce qui est religieux – à exprimer une religion sans Dieu. C’est-à-dire des formes religieuses dans leur piété, dans leur emballage artistique ou leur langage esthétique, mais sans rencontre personnelle. L’Église continue à nous accompagner dans cette heure  » dure  » qui nous rend créatifs et réfléchis. Dans une société « liquide » qui ne facilite pas toujours le dialogue entre foi et raison. Remplacée par des états d’opinion aussi effervescents que le pseudo-contenu qu’ils proposent. Benoît XVI a été prophétique en nommant la sécularisation progressive de la société, où « Dieu est une réalité parfaitement dispensable ». Et nos fraternités – dans cet hiver où Dieu est si souvent absent – le rendent sensible, proche dans les atriums et les places de la vie.



Sobres funérailles du Pape émérite Benoît XVI. La coupole de la basilique Saint-Pierre est enveloppée d’un épais brouillard qui ne permet pas de voir les effigies du Christ Sauveur et des apôtres. Peut-être comme ce Dieu qui veut être absent. Peut-être comme le brouillard idéologique, et non doctrinal, qui obscurcit cette heure qui est la nôtre. Les funérailles se sont terminées et le brouillard était encore épais. Peut-être devrions-nous deviner les profils du Christ dans la société d’aujourd’hui. Les dessiner et les montrer. Seule la cohérence des témoins, dans la sincérité de la vie, peut éviter ce froid ecclésial et ce brouillard idéologique pour Le montrer.

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By Nermond

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