jeu. Avr 18th, 2024

C’était un 17 avril 1973. Après-midi du Mardi Saint à la Lonja de la Universidad. Attente et silence, La suspicion et la conviction, toutes à l’unisson, ont rencontré l’histoire. Quiconque était là et s’en souvient peut légitimement se sentir privilégié et chanceux. Pour la première fois en cinq siècles d’histoire, les chars processionnels de la Semaine Sainte de Séville étaient porté par les frères costalero. Une idée farfelue, rejetée au cœur même d’une fraternité. Une initiative impensable qui, comme il arrive souvent dans ces cas-là, a fini par changer le cours des choses non seulement sur le plan esthétique, mais aussi sur le plan sociologique et anthropologique.

C’était dans le Fraternité des étudiantsCe lundi soir, dans l’auditorium de la Fundación Cajasol, la corporation a présenté le film L’esprit de 73un long métrage qui retrace la genèse et la formation du premier groupe de frères costalero. de la semaine sainte. Réalisé par le journaliste José Gómez Palas, et produit par JRP, ce film décrit non seulement une série de détails qui ont conduit à ce mardi saint au niveau éminemment cofradiero, mais propose également un voyage temporel pour connaître le Séville de cette époque et les facteurs sociologiques qui ont convergé à ce moment-là.



Avec la présence de différentes personnalités du monde des confréries et de représentants institutionnels, l’Assemblée générale de l’UE s’est réunie pour la première fois à Paris. la reconnaissance à l’issue de la projection a été unanime. Les témoignages, qui n’ont jamais été partagés ou traités avec autant de rigueur, sont extraordinaires. Surtout, celle de José Luis Amoscótegui, un étudiant en droit qui se distingue comme le véritable moteur de cette initiative. à une époque où l’on étudiait des mécanismes de traction pour transporter les pasos et où l’on envisageait d’engager des équipes de l’Aljarafe.

A une époque où l’image des costaleros n’était pas la plus digne ou la plus décorative pour une procession.l (boissons sous les pasos, jurons, plantones comme celui du mystère de la Soledad de San Buenaventura…).

La cassette est distribuée en une série de chapitresLe contexte, la gestion avec la Junta de gobierno, la gestation de la cuadrilla et la procession pénitentielle du mardi saint (cette dernière racontée à la première personne par certaines des voix les plus reconnues de la radio cofradería actuelle). Chacune des sections mérite d’être analysée en détail, mais le souvenir de ce premier jour est particulièrement remarquable.3 novembre 1972, date exacte à laquelle l’idée est née. et la réaction de la junte, qui était divisée et fragmentée face à une telle folie. Encore plus étonnant est le témoignage de la Amoscótegui lui-même, qui a été qualifié de « fasciste » et lapidé après avoir annoncé dans l’Aula Magna de l’université l’idée de former un gang avec les étudiants qui le souhaitent.

Tout ce qu’il fallait, c’était un vieux parihuela de la Virgen de la Angustia était suffisante pour effectuer les premiers essais, sous la supervision d’un Salvador Dorado indécis et d’un Manolo Santiago enthousiaste et décidé.qui a vraiment mené et dirigé cette première cuadrilla. Ces 36 premiers jeunes costaleros se souviennent aussi, avec stupéfaction, des les applaudissements nourris de la Campana quand le Seigneur de la Bonne Mort s’est levé, et comment les gens soulevaient leurs jupes pour voir s’il y avait vraiment des étudiants et non des dockers sous le paso. Une histoire passionnante, pleine de réflexions et de témoignages brillants (comme celui de José Luis Garrido Bustamante ou de l’incombustible Isidoro Moreno) qui situe et contextualiser non seulement l’histoire de cette confrérie, mais aussi l’avenir d’un festival. festival transcendantal tel que la Semaine Sainte à Séville.

By Nermond

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