dim. Fév 5th, 2023

Un ajustement automatique lié à l’inflation, qui menace de mettre les familles en difficulté, mais pour les aides domestiques, les baby-sitters et les soignants, permet à peine de couvrir les conséquences d’une augmentation du coût de la vie qui, en 2022, frappera plus durement les travailleurs les plus « pauvres ». « .

Il s’agit d’un affrontement ouvert sur l’aContrat international pour le travail domestique entre les associations d’employeurs et les syndicats . Après deux réunions de la commission nationale au ministère du travail et des affaires sociales qui se sont soldées par une impasse, la date décisive est le 16 janvier.

Si la quadrature du cercle n’est pas trouvée, l’ajustement très contesté sera déclenché deux jours plus tard. L’Assindatcolf (Association nationale des employeurs domestiques) dénonce depuis des semaines le risque d’une « piqûre de rappel » et tente d’éviter le déclenchement de ce mécanisme, prévu à l’article 38 du contrat national, qui, en cas d’absence d’accord entre les parties, « rattache » à l’inflation les augmentations du salaire minimum (pour 80 %) et des barèmes pour le logement et la nourriture dans le cas des aides à domicile. L’augmentation de la masse salariale serait égale à 9,2 %, tandis que pour le gîte et le couvert, il serait de 11,5 %. en tenant compte de l’inflation de novembre.

Pour le président Andrea Zini, cela risque d’entraîner une augmentation du travail non déclaré dans un secteur où le travail non déclaré est très répandu, mais aussi de voir de nombreuses femmes actives choisir de quitter leur emploi pour s’occuper elles-mêmes de leurs proches. L’association demande au gouvernement d’éviter l’augmentation automatique, réduisant ainsi l’impact sur les familles, et de prévoir un report dans le temps. 

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Fidaldo,  la Fédération italienne du travail domestique, estime que pour une personne s’occupant d’un enfant à temps plein, l’augmentation sera de 125 euros par mois, avec une facture de deux mille euros à la fin de l’année. En effet, non seulement les salaires vont augmenter, mais aussi les cotisations mensuelles de sécurité sociale de 8,4 %, avec une augmentation moyenne de 10 euros par mois. Pas de changement en revanche pour les travailleurs employés par la Libretto Famiglia à titre occasionnel. Des augmentations insoutenables – toujours selon les associations patronales – qui pèseront sur les budgets familiaux déjà grevés par les hausses du prix du gaz et des factures de services publics et qui ne seront que partiellement compensées par l’adaptation des pensions et le renouvellement des conventions collectives arrivées à échéance dans d’autres secteurs, si elles sont renouvelées.

Des chiffres sèchement démentis par les syndicats, qui se réuniront aujourd’hui pour faire le point sur la situation. « L’alarmisme des associations patronales, qui ont craint une augmentation des salaires allant jusqu’à 2 000 euros par mois, est infondé – rassurent les catégories Filcams Cgil, Fisascat Cisl, Uiltucs et Federcolf -. Il s’agit d’augmentations prévues par la convention pour répondre aux besoins d’un secteur extrêmement faible, du point de vue salarial et réglementaire. Environ 85 % de l’emploi dans le secteur est féminin ; les travailleurs étrangers représentent plus de 70 % et plus de 44 % sont des citoyens de l’UE ».

La secrétaire nationale de Fisascat Cisl, Aurora Blanca, souligne la nécessité « d’assurer aux assistants familiaux une dignité égale à celle des autres salariés et de protéger leur pouvoir d’achat ». Les effets sur les familles, assure-t-elle, seront minimes. « Il s’agit d’une augmentation mensuelle d’un peu plus de 100 euros pour un travailleur à domicile avec une semaine de 54 heures, dont le salaire sera de 1380 euros », explique Blanca. Cette catégorie représente actuellement 23 % du total.

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Selon les données de l’Inps, les travailleurs domestiques ayant un contrat régulier étaient 960 000 en 2021, mais les syndicats eux-mêmes parlent d’au moins deux millions, avec un pourcentage élevé de travail au noir et au gris.

By Nermond

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