mar. Juin 18th, 2024

L’enquête du parquet de Milan sur Chiara Ferragni s’élargit. L’influenceuse a été inscrite au registre des personnes mises en examen dans l’hypothèse d’une fraude aggravée, non seulement pour l’affaire désormais bien connue du pandoro « Pink Chiristmas » de Balocco, mais aussi pour celles des œufs de Pâques de « Dolci Preziosi » et de la poupée « Trudi ». Chiara Ferragni se retrouve donc à répondre de pas moins de trois épisodes, avec les représentants légaux des entreprises productrices.

C’est ce qui ressort de l’acte par lequel le parquet de Milan a soulevé jeudi, devant le procureur général de la Cour suprême, qui devra se prononcer prochainement, le conflit entre les bureaux du parquet sur la compétence d’enquêter sur l’affaire du gâteau rose de Noël de la société de confiserie basée dans la province de Cuneo.

Dans ce contexte, sur l’initiative du procureur adjoint de Milan, Eugenio Fusco, qui a délégué l’enquête au noyau de police économique et financière du Gdf, les deux autres affaires ont également été portées à l’attention, à savoir celle des œufs en chocolat et celle de la poupée appelée « Mascotte Chiara Ferragni », produite en collaboration avec Trudi, la société frioulane acquise en 2019 par Giochi Preziosi, dont le siège est à Milan, et pour laquelle l’hypothèse de crime était initialement la fraude dans le commerce, devenant ensuite une fraude aggravée. La parole est maintenant au procureur général adjoint de la Cour suprême, car le seul parquet à avoir soulevé la question de la compétence en demandant les actes relatifs à Pandoro est celui de Cuneo, dirigé par Onelio Dodero.

Avec la décision d’élargir l’enquête, la justice « a pleinement accepté les plaintes présentées par les Codacons après l’éclatement du scandale du Pandoro Balocco », a commenté l’association des consommateurs dans une note.

Dans le cadre des affaires judiciaires de Chiara Ferragni, le Premier ministre Giorgia Meloni est revenu à la charge en annonçant que le Conseil des ministres de jeudi présentera un règlement qui « prévoit que, dans les activités commerciales à but caritatif, l’emballage des produits vendus doit préciser à qui vont les ressources, à quoi elles servent et quelle est la part réellement destinée aux œuvres de bienfaisance ». L’annonce a été faite lors de l’enregistrement de l’épisode de la « Quatrième République », et Meloni a déclaré que l’affaire Chiara Ferragni Pandoro « a montré qu’il y a un trou en termes de transparence dans la réglementation des activités commerciales qui ont également une finalité caritative. Qu’on le veuille ou non, on peut désormais s’y heurter ».

By Nermond

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *