sam. Fév 24th, 2024

Crise des journaux et magazines, crise des kiosques à journaux. Le kiosque à journaux semble être une activité destinée à devenir une niche. C’est ce que l’on peut déduire d’une élaboration réalisée par Unioncamere-InfoCamere à partir des données du registre des entreprises. Les chiffres parlenti : en 4 ans, près de 2.700 kiosques à journaux ont disparu dans notre pays, dont 2.327 étaient des entreprises individuelles. 

Des chiffres qui se traduisent par une perte sèche de plus de 16%.  (c’est-à-dire -18,6% si l’on considère uniquement les entreprises individuelles) et avec des taux de variation à deux chiffres dans de nombreuses provinces, à commencer par Isernia, où plus d’un tiers des unités locales ont fermé, ou comme à Trieste, qui a enregistré une baisse de 31,1%, et à Ancône plus de -30%.

Selon l’étude, pratiquement seuls Bolzano et Sondrio, grâce à l’ouverture d’un nouveau kiosque à journaux au cours de la période de quatre ans, voient ce type d’entreprise se développer, tandis qu’Oristano conserve l’ensemble de ses 51 points de vente de journaux. Un véritable massacre étayé par des données impitoyables : à la fin du mois de septembre dernier, les points de vente de journaux et de magazines comptaient environ 13 500 emplacements, alors qu’en septembre 2019, on en dénombrait plus de 16 000.  

Dans un monde qui change de plus en plus, également projeté vers la lecture numérique, il n’en reste pas moins que la diminution des points de vente n’est pas seulement un préjudice pour ceux qui continuent à préférer se tenir au courant sur du papier imprimé plutôt que sur des outils numériques, mais c’est aussi une limitation en termes de croissance de la composante féminine et jeune dans l’activité, souligne Unioncamere : en considérant les presque 12 mille entreprises enregistrées à la fin du mois de septembre (nettes, donc, d’unités locales supplémentaires), en fait 4 450 étaient des femmes et 701 des jeunes. Cela signifie que la profession de marchand de journaux est très populaire auprès des femmes entrepreneurs, qui représentent plus de 37% du nombre total d’entreprises enregistrées, avec une présence, par conséquent, beaucoup plus consistante que si l’on considère le nombre total d’entreprises (dont les entreprises féminines représentent environ 22%).

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Selon l’enquête, ce sont les lecteurs de journaux, surtout à Rome, qui sont responsables de la diminution du nombre de marchands de journaux : la province en compte 1.138, soit 303 de moins qu’il y a quatre ans (-21%). Même à Turin, cependant, la catégorie ne semble pas aller trop bien : il y a 501 marchands de journaux, 138 de moins qu’en septembre 2019 (une baisse de 21,6%), tandis que Milan perd 129 (-11,9%), passant sous la barre des 1 000 marchands de journaux. Alors que le métier de marchand de journaux est très prisé par les entrepreneuses, le nombre de marchands de journaux dirigés par des femmes s’est réduit en quatre ans encore plus que la moyenne nationale du secteur, perdant près de 1 100 entreprises (-19,6%). Une activité qui semble peu appréciée par les moins de 35 ans : ils ne possèdent plus que 5,9% des kiosques actifs en Italie, soit 528 de moins qu’il y a quatre ans (-43%).

By Nermond

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