sam. Avr 13th, 2024

Début tonique pour les bourses européennes après la décision de la Fed de laisser ses taux inchangés et la perspective de trois baisses en 2024. L’attention se porte désormais sur la BCE et la Banque d’Angleterre dont les décisions sont attendues dans la journée (suivez le flux de la présidente de la BCE Christine Lagarde ici ). Les rendements des obligations d’État sont en chute libre, les investisseurs pariant sur une réduction des taux de la BCE de 157 points de base en 2024. « Les récentes baisses de l’inflation de base impliquent que nous nous attendons maintenant à ce que la BCE commence à réduire ses taux en avril 2024 », a souligné Fitch dans les perspectives économiques mondiales de décembre, soulignant que la nouvelle échéance est en avance sur les estimations précédentes de l’agence de notation, « mais nous nous attendons toujours à ce que la BCE réduise le taux de refinancement principal à 3,75 pour cent d’ici à la fin de 2024. » Dans l’ensemble, Fitch s’attend à ce que les taux officiels « baissent beaucoup plus lentement » que le rythme des augmentations qui a commencé en 2022 et se stabilisent bien au-dessus des niveaux d’avant la pandémie. Cela maintiendra une pression à la hausse sur les rendements obligataires américains et mondiaux.

D’une manière générale, la BCE devrait maintenir ses taux lors de sa dernière réunion de l’année aujourd’hui, mais le marché se projette déjà en 2024. Les données sur l’inflation de novembre en Europe, qui ont fortement ralenti malgré les hausses répétées des taux de la BCE, se reflètent déjà en partie dans la chute des rendements, avec la première baisse des taux sur les nouveaux prêts hypothécaires en Italie depuis 24 mois, comme l’a rapporté Mutuionline.it. Une lueur d’espoir pour le marché immobilier. Si même les « faucons » du conseil d’administration s’accordent désormais sur la fin des hausses, l’incertitude demeure quant au calendrier de leur réduction. Il y a quelques semaines encore, on prévoyait une réduction en juillet ou en septembre, alors qu’aujourd’hui certains vont jusqu’à supposer le mois de mars, mais le consensus n’est pas unanime.

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« Nous attendons les décisions de la BCE. Les annonces ne suggèrent pas qu’il y aura des réductions dans les mois à venir, cela prendra du temps. Mais nous ne nous attendons pas non plus à de nouvelles augmentations parce que l’inflation est en baisse », explique Gian Maria Gros-Pietro, président d’Intesa San Paolo. Je serais étonné qu’ils décident de nouvelles augmentations d’un quart de point », a-t-il souligné. « Nous pensons, ajoute-t-il, que ce ralentissement économique sera de courte durée et qu’il y aura une reprise l’année prochaine ». La prudence est exprimée par Allianz Global Investors qui, dans une note, s’attend à ce que la BCE freine certains enthousiasmes du marché en restant vigilante sur l’évolution des prix. Nous verrons quels signaux la présidente Lagarde donnera lors de la conférence de presse à l’issue de la réunion (la première réunion de politique monétaire à laquelle participe le gouverneur de la Banque d’Italie, Fabio Panetta). La BCE rappelle qu’elle s’appuie sur les données, sous réserve toutefois de nombreuses incertitudes géopolitiques comme nous l’avons vu ces derniers mois.

By Nermond

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