ven. Juin 14th, 2024

En hausse de 17 % en un an . Le phénomène de démission des nouveaux parents (en 2022, plus de 61 000 ont été validées par l’Institut national du travail au cours des trois premières années de vie de l’enfant)  reste un élément clé de l’inégalité entre les sexes : 72,8 % concernent des travailleuses (plus de 44 000 cas) et est étroitement lié aux difficultés de conciliation entre la vie et le travail.

En effet, 63 % des nouvelles mères invoquent la difficulté de concilier emploi et soins, contre 7,1 % des pères.  Pour les hommes, la principale motivation est de changer d’entreprise (78,9 %), alors que c’est une raison minoritaire pour les femmes (24 %). La majorité des démissions (79,4 % du total) concerne la tranche d’âge des 29 à 44 ans.  Comme les années précédentes, le plus grand nombre de mesures concerne les travailleurs hommes/femmes ayant un enfant (ou attendant leur premier enfant), soit 58% du total. Les parents de deux enfants sont plus modestes (32,5 % du total) et le nombre de travailleurs/travailleuses ayant plus de deux enfants reste faible (7,5 %). Cela confirme – souligne l’Inl – que la tranche critique pour rester sur le marché du travail est précisément celle qui suit immédiatement la maternité.

Quatre-vingt-douze pour cent des démissions validées concernent la qualification d’employé de bureau et d’ouvrier, tandis que le nombre de mesures relatives aux qualifications de cadre moyen et de cadre supérieur est limité. Les femmes cadres démissionnaires sont en valeur absolue plus nombreuses que les hommes (410 contre 326). On peut donc en déduire, écrit l’INL, que la qualification professionnelle n’est pas dissuasive pour quitter le marché du travail sous statut parental.

Du point de vue du genre, sur l’ensemble des 44 699 validations concernant les femmes, la plus grande part (32 %) est liée à la micro-entreprise. Viennent ensuite les grandes (26,2 %), les petites (22,3 %) et enfin les moyennes (15,5 %). Sur l’ensemble des 16 692 validations concernant des hommes, la plus grande part (35,2 %) concerne la grande entreprise, suivie de la petite entreprise (24,9 %), de la moyenne entreprise (20,7 %) et enfin de la micro-entreprise (17,3 %).

En Italie, le taux de participation des femmes au marché du travail entre 15 et 74 ans sera de 48,2 % en 2022, contre 59,6 % pour la moyenne de l’Union européenne, soit un écart de plus de 11 points de pourcentage. Si le taux de participation des femmes en Italie atteignait le niveau européen, nous aurions 2,3 millions de femmes employées en plus. Ce chiffre ressort d’une analyse du Bureau d’études Confcommercio sur la dynamique de l’emploi féminin, tant salarié qu’indépendant, selon laquelle le secteur qui tire le plus est le secteur tertiaire. Si l’on considère la tranche d’âge des 15-64 ans, l’emploi des femmes en Italie, selon les données d’Eurostat se référant à 2022, est de 51,1% contre 64,9% dans l’UE. La recherche montre que l’écart avec l’UE pour les femmes est nettement plus marqué que celui de la participation masculine (65,5 % en Italie, 70,2 % dans l’UE) et qu’il est encore plus important dans le Sud, où le taux d’activité des femmes est de 35,5 %, soit plus de 24 points de moins que la moyenne européenne, contre 55,4 % dans le Nord.

By Nermond

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