dim. Avr 14th, 2024

Trop peu de taxis en service à Milan, Rome et Naples. L’Autorité antitrust a envoyé à ces trois municipalités un rapport sur les critiques constatées dans la prestation de services de taxi « au détriment des usagers, en termes de qualité et d’efficacité du service rendu ». En particulier, l’Autorité, qui avait déjà envoyé une demande d’information au mois d’août, demande essentiellement l’ajustement du nombre de licences et le dépassement du plafond de 20% prévu par le décret Asset. En ce qui concerne les réponses reçues ces derniers mois, l’Autorité note qu’elles « ont révélé une inadéquation généralisée et structurelle du nombre de licences actives par rapport à la demande de services de taxi. L’enquête réalisée photographie un contexte dans lequel, à Rome, le nombre de licences actives est de 7 962, ce qui correspond à 2,8 licences pour 1 000 habitants ; à Milan, les 4 853 licences actives correspondent à 3,5 licences pour 1 000 habitants ; à Naples, contre 2 364 licences actives, il y a 2,6 licences pour 1 000 habitants.Pour remédier à cette grave situation et ouvrir le marché à la concurrence, l’Autorité demande instamment aux municipalités de Rome, Milan et Naples d’adapter le nombre de licences de taxi à la demande de ces services, dont une partie importante reste, à ce jour, « constamment insatisfaite, en poussant l’augmentation au-delà du plafond de 20 % fixé comme mesure extraordinaire dans le décret dit Asset et en adoptant des appels d’offres publics pour l’attribution de nouvelles licences dans les plus brefs délais ».

Toujours dans le but d’améliorer la qualité du service, l’Autorité appelle également à l’adoption de mesures supplémentaires, telles que la réglementation de l’institut de la double conduite (actuellement présent à Rome et à Milan, mais pas à Naples), la mise en œuvre du partage des taxis et la rationalisation des quarts de travail, afin de les rendre plus flexibles. En outre, l’Autorité recommande un contrôle actif et efficace de l’adéquation de l’offre de services de taxi et de la fourniture effective du service, en adoptant des mécanismes de contrôle appropriés, dont les résultats devraient être publiés de manière adéquate.

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Les associations de consommateurs sont satisfaites de voir leurs demandes satisfaites. Pour les Codacons, il faut sanctionner les maires qui n’augmentent pas les licences face à un service insuffisant. L’association rappelle qu’elle mène depuis longtemps une bataille juridique sur le front des taxis à coup d’avertissements et de plaintes. Ces derniers mois, nous avions signalé aux autorités compétentes le chaos qui règne dans le secteur des taxis en Italie, l’offre de voitures blanches étant nettement insuffisante », explique Codacons, « il suffit de dire que dans certaines villes, la nuit, 42% des appels d’usagers ayant besoin d’un taxi restent sans réponse, un pourcentage qui tombe à environ 30% à l’heure du dîner les jours de semaine ». »Nous apprécions que l’Autorité antitrust ait mis fin à la diatribe entre les consommateurs, qui demandent plus de licences, et les chauffeurs de taxi qui nient qu’il y ait un besoin », explique l’Unione Nazionale Consumatori (Union nationale des consommateurs), qui demande à nouveau la libéralisation du secteur, par exemple en éliminant les contraintes territoriales, afin que les chauffeurs de taxi et les Ncc puissent effectuer leurs services où ils le souhaitent, en donnant aux chauffeurs de taxi la possibilité de sortir de la zone municipale et aux Ncc de ne pas avoir à retourner au garage après chaque service.

By Nermond

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