sam. Fév 24th, 2024

La croissance économique s’est figée au troisième trimestre, mais les nouvelles sont bonnes sur le front de l’inflation, qui a brusquement freiné en octobre en Italie et dans la zone euro.

Le Produit intérieur brut  en Italie a stagné au troisième trimestre 2023 : la croissance, l’emploi et la productivité sont restés stables.Istat  dans son estimation préliminaire, a été nulle tant par rapport au trimestre précédent que par rapport à l’année précédente.

Il s’agit néanmoins d’un meilleur chiffre qu’au deuxième trimestre, lorsque le taux d’inflation était de 0,5 %. PIB  a baissé de 0,4% par rapport au trimestre précédent (mais +0,3% par rapport à l’année précédente). La croissance acquise pour 2023, c’est-à-dire la croissance qui serait atteinte si même au cours des trois derniers mois de l’année le PIB n’augmentait pas, est de +0,7%.

« Le résultat, explique l’Istat, est la synthèse, du côté de la production, d’une baisse de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière.l’agriculture croissance de lal’industrie  et une stabilité substantielle de la services . Du côté de la demande, il y a une contribution négative de la demande avant stocks et une contribution positive de la demande étrangère nette ».

La situation italienne est conforme à celle du reste de l’Europe. Au troisième trimestre, le PIB de la Allemagne  a baissé de 0,1 % par rapport au trimestre précédent, celle de l’Union européenne a baissé de 0,1 % par rapport au trimestre précédent. France  a augmenté de 0,1 %, tandis qu’elle s’est mieux comportée dans les pays de l’Union européenne. Espagne où l’augmentation du PIB a été de 0,3 %.

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Le ralentissement de la croissance de l’économie européenne est également en ligne avec le reste de l’Europe.l’inflation qui, selon les premières estimations de l’ISTAT, est passée de 5,3 % en septembre à 1,8 % en octobre, le chiffre le plus bas depuis juillet 2021. Sur une base mensuelle, il y a une baisse de 0,1%. Le ralentissement s’explique presque entièrement par l’effondrement du coût de l’énergie et des dépenses domestiques (-17,6% en un an), qui représentent 12,1% des dépenses des ménages. Les prix de l’alimentation ont également ralenti (+6,5% contre +8,5% en octobre), même s’ils restent le poste de dépense qui progresse le plus rapidement.

Dans la zone euro, le taux d’inflation moyen est passé de 4,3 % à 2,9 %, soit le taux le plus bas depuis juillet 2021. L’énergie (-11,1% sur un an après -4,6% en septembre) a tiré l’indice vers le bas, tandis que les produits alimentaires en Europe sont également restés à la hausse (+7,5% en octobre après +8,8% en septembre).

En Belgique et aux Pays-Bas, le mois d’octobre a été décevant, l’indice des prix ayant baissé respectivement de 1,7 % et de 1 %. L’inflation aurait également ralenti en Allemagne, à 3 % contre 4,3 % en septembre, et en France, à 4,5 % contre 5,7 % le mois précédent.

By Nermond

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