mer. Avr 17th, 2024

Trois mois pour opter pour le marché libre et tenter de limiter les coûts de la facture attendue à la lumière du nouveau conflit israélo-palestinien.  Le compte à rebours pour la fin du marché protégé et l’achèvement de la libéralisation du secteur a commencé. En d’autres termes, la fin des approvisionnements en électricité et en gaz naturel dont les prix et les conditions contractuelles sont définis (et protégés) par l’autorité de l’énergie, Arera.

Un compte à rebours qui concerne environ 9 millions d’utilisateurs pour les factures d’électricité et 6 millions pour les factures de gaz ; des familles et des micro-entreprises qui n’ont pas encore choisi un vendeur sur le marché libre. . Mais que se passera-t-il réellement le 10 janvier 2024 (pour le gaz) et le 1er avril (pour l’électricité) ? Déduction faite des éventuelles prolongations, nous entrerons dans le marché libre, où tous les contrats (et les dépenses qui y sont liées) changeront en fonction de l’offre du moment, proposée par l’opérateur que nous choisirons. Ceux qui, le 10 janvier, n’auront pas déjà migré vers un nouvel opérateur, ou n’auront pas souscrit à une nouvelle offre du même opérateur, seront affectés au service de protection graduelle. Arera a défini le fonctionnement de ce régime transitoire qui entrera en vigueur immédiatement après la fin du marché protégé, appelé « système de protection graduelle » (Stg). Les clients qui se retrouveront dans ce régime se verront automatiquement attribuer un nouveau fournisseur, identifié par le biais d’une vente aux enchères territoriale. Ce mécanisme devrait rendre le système plus concurrentiel (comme il l’a été pour la téléphonie) et entraîner une baisse des prix à long terme. Toutefois, le gouvernement se demande si c’est vraiment le cas. Toutefois, en vue de cette échéance, les opérateurs se mobilisent pour tenter d’acquérir des clients avec des offres dédiées. D’Enel à Edison en passant par Eni, Sorgenia, Poste, A2a, Iren, Hera, E.On et Engie.

Tous les acteurs ont présenté leurs offres pour le marché libre. Il y a ceux qui garantissent un prix fixe pour 12 ou 24 mois et ceux qui permettent une libération sans frais.  Pour choisir et comparer les offres, Arera a mis à disposition un site ad hoc appelé « portail des offres ». En faisant une simulation, on peut comparer les offres et vérifier que par rapport au marché protégé actuel, il y a une légère augmentation du coût d’une moyenne de 50 euros par an. Cependant, ne pas choisir pourrait s’avérer beaucoup plus coûteux dans la nouvelle phase d’attribution par le biais d’enchères. C’est pourquoi, compte tenu de la nouvelle alarme qui affecte les factures, la possibilité d’une prolongation reste sur la table du gouvernement. La semaine dernière, le gouvernement est intervenu à plusieurs reprises à ce sujet. Nous prévoyons une prolongation de quelques mois. Nous travaillons », a déclaré la vice-ministre de l’environnement, Vannia Gava. « Nous travaillons sur une étude sérieuse, technique, réaliste et approfondie sur la manière de sortir de cette situation. Notre devoir est de faire en sorte que la fin du marché protégé se fasse en douceur, en toute connaissance de cause et de la manière la plus simple possible », a fait remarquer le ministre de l’environnement, Gilberto Pichetto Fratin.

Pour les associations de consommateurs, il est urgent de reporter la fin du marché protégé.  Et la hausse des prix du gaz leur donnerait raison. « L’ISTAT a annoncé dans les dernières données disponibles, celles définitives pour juillet 2023, que le gaz du marché libre a augmenté de 28,3% en juillet 2022, contre un effondrement du prix du gaz du marché protégé, dans la même période de référence, de 34,6%. L’écart entre le marché protégé et le marché libre n’est pas moins de 62,9 points de pourcentage. Il faut donc maintenir le marché protégé qui, ces derniers mois, a contribué de manière décisive à contenir les hausses de prix lorsque les prix explosaient et à intercepter immédiatement les baisses de prix lorsqu’elles se produisaient sur les marchés de gros », a souligné Marco Vignola, responsable du secteur de l’énergie de l’Union nationale des consommateurs. Les événements de ces derniers jours exercent également une forte pression sur les prix, à tel point qu’une augmentation des prix de 2 000 euros par ménage et par an est attendue l’année prochaine.

By Nermond

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