mer. Avr 24th, 2024

En octobre, on commencera à voir dans les rayons des supermarchés des produits de première nécessité bénéficiant d’une réduction de 10 %. Les experts ont calculé une économie moyenne de 150 euros sur la dépense totale par ménage, qui tombe à 100 euros si l’on ne prend en compte que les dépenses alimentaires. Les produits soldés feront l’objet d’une publicité de progrès financée par les services du Premier ministre et porteront un autocollant tricolore spécial « anti-inflation » autorisé par le gouvernement.

Les produits soldés seront principalement des produits alimentaires de base. Il s’agit notamment des pâtes, de la viande, du concentré de tomates, du sucre, du lait, des œufs, du riz, du sel, de la farine, des céréales, du savon, des détergents, des couches et des médicaments. Le pacte prévoit, du 1er octobre au 31 décembre, une période au cours de laquelle un panier de denrées alimentaires de base et de grande consommation sera proposé à des prix réduits ou diminués, tout en respectant la liberté d’entreprise et les stratégies de marché des entreprises. Trente-deux associations de la chaîne d’approvisionnement ont adhéré au « quart anti-inflation » promu par Mimit, qui a été présenté hier au Palais Chigi par le Premier ministre Giorgia Meloni, le ministre de l’Entreprise et du Made in Italy Adolfo Urso et le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts Francesco Lollobrigida, en présence de représentants des organisations adhérentes.

« Ce pacte est un instrument par lequel nous travaillons ensemble pour faire baisser les prix des principaux biens de consommation. Une initiative qui va au-delà de la valeur économique, c’est un bon message à la nation, aux Italiens, sur la capacité que l’Italie a toujours dans les moments difficiles de travailler ensemble, d’essayer d’avancer en tant que communauté pour atteindre des objectifs », a expliqué le premier ministre. Il y aura une table permanente sur la chaîne d’approvisionnement au ministère. Il s’agira d’une discussion permanente sur les problèmes de la chaîne d’approvisionnement. Nous avons choisi le thème de la confrontation et de la participation. Nous devons rétablir la confiance des consommateurs et des entreprises afin de relancer la consommation et de soutenir la production », souligne M. Urso.

Pour Lollobrigida, « cette initiative portera ses fruits si les filières sont capables de soutenir l’organisation du système car elles n’ont pas toutes la même force contractuelle. Il ne s’agit pas de se décharger sur les maillons faibles de la chaîne, mais qu’il y ait une répartition équitable de la valeur ajoutée et la volonté de générer des bénéfices pour les citoyens ». Malgré la légère baisse enregistrée en août (5,4 % en glissement annuel en août contre 5,9 % en juillet), l’inflation continue de mordre, le caddie affichant des hausses continues qui pèsent en moyenne 400 euros de plus par an sur les familles. Des hausses qui touchent également les factures d’énergie et de carburant. D’où la pression du gouvernement sur les associations membres de la distribution, du commerce et de l’industrie des biens de grande consommation pour un pacte anti-inflation. Cependant, de nombreux doutes subsistent quant à l’efficacité des initiatives des associations de consommateurs. Selon Assoutenti, l’initiative pourrait ne pas donner les résultats escomptés en raison des prix élevés des carburants. En effet, les prix élevés de l’essence et du diesel risquent de faire partir en fumée l’argent économisé par les Italiens grâce aux remises accordées dans les supermarchés. C’est pourquoi l’association demande au gouvernement d’intervenir en réduisant les droits d’accises sur les carburants. Un piètre spectacle.

Massimiliano Dona, président de l’Union nationale des consommateurs, affirme au contraire. « Un pacte sans obligations, dans lequel on fait appel au bon cœur de ceux qui l’ont signé, pour qu’ils deviennent meilleurs. Un clin d’œil à l’attente du prochain Noël. Une moquerie pour les familles qui ont du mal à joindre les deux bouts : on profite du fait qu’en octobre de l’année dernière on a atteint un taux d’inflation record, +11,8% par rapport à la tendance de +5,4% en août 2023, moins de la moitié, pour chanter victoire et crier au succès du trimestre anti-inflation, étant donné que, dans la comparaison entre octobre 2023 et octobre 2022, une baisse de l’inflation sera inévitable ».

Mais ce ne sera qu’un effet d’optique dû aux mathématiques », affirme Dona. « Le pacte anti-inflation risque d’être un flop et de n’apporter aucun avantage réel aux familles italiennes », conclut Codacons. L’adhésion des détaillants à l’accord est encore très faible par rapport au nombre d’entreprises existantes en Italie : selon les chiffres fournis lors de la conférence de presse, seuls 1 400 commerçants sur les 740 000 que comptent les principales organisations catégorielles (Confcommercio et Confesercenti) ».A

By Nermond

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