mar. Avr 16th, 2024

Le « réseau » des Chemins s’enrichit de nouvelles opportunités, en particulier dans les Marches, où les Capucins sont nés il y a 500 ans. Sur une idée du Frère Sergio Lorenzini, Provincial des Capucins, se sont structurés ces derniers mois un Chemin de 400 kilomètres, partant du couvent de Fossombrone et se terminant, après 17 étapes réparties sur 25 communes, à Ascoli Piceno .

Les Chemin des Capucins  a été présenté au siège de l’Enit à Rome, en présence de nombreux maires des Marches dont les territoires sont inclus dans le projet, « né », a expliqué Frère Sergio, « d’un rêve, il y a quatre ans, dans lequel la « carte » des points vitaux de la présence franciscaine dans les Marches a été « matérialisée » dans une carte géographique, qui est maintenant devenue une promenade parfaitement organisée ». « Ces derniers mois, avec la perfection du balisage, ajoute Frère Sergio, plus de 800 pèlerins ont parcouru l’itinéraire qui, comparé à d’autres chemins, offre la valeur ajoutée d’être accueilli dans un couvent.

Parmi les témoignages, celui du frère Fabio Chiodi, depuis quelques jours gardien du couvent de Camerino, mais auparavant responsable de l’accueil au couvent de départ de Fossombrone : « Il m’est arrivé – explique-t-il en souriant – d’accueillir les pèlerins à Fossombrone et ensuite, en quelques jours, de leur ouvrir la porte du couvent de Camerino. Les pèlerins qui arrivent s’attendent à être conduits dans une hôtellerie, mais nous les invitons chaleureusement à participer, pour une journée, à la vie de la communauté, en mangeant avec nous. Ils sont surpris et acceptent très volontiers ». Au départ, les pèlerins reçoivent un Tau, symbole du pèlerinage, et des lettres de créance qui, comme dans tous les pèlerinages, sont tamponnées tout au long du chemin jusqu’à l’obtention du Testimonium, le « compostela » de ce voyage… C’est là qu’intervient l’autre surprise, car les tampons sont des œuvres d’art signées par un autre capucin, le frère Fabio Furiasse. « Un monde s’ouvre », avoue Frère Sergio, « dont, comme cela arrive aux pèlerins, nous découvrons aussi, petit à petit, quelque chose de plus ; des panoramas inattendus, des rencontres surprenantes, des situations inattendues, des changements de perspective, des synergies et des providences de toutes sortes qui nous font écarquiller les yeux de gratitude ».

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L’impact sur le tourisme est significatif », observe Sandro Pappalardo, du conseil d’administration d’Enit, « en particulier sur les aspects de durabilité que nous essayons de renforcer ». La marche fait également partie des objectifs des nouvelles lignes touristiques aériennes vers Falconara, au départ de Barcelone et bientôt de Madrid, qui pourront également intercepter les pèlerins de Saint-Jacques intéressés par de nouvelles expériences. Tourisme, donc, mais aussi identité religieuse, aussi parce que très peu savent, comme le dit Miriam Giovanzana, directrice éditoriale de Terre di Mezzo, que les Capucins (aujourd’hui présents dans 110 nations avec dix mille religieux ou plus) sont nés dans les Marches. Le sentier passe par des ermitages, des couvents et d’anciens monastères : de Fossombrone à San Severino Marche, Camerino, Amandola, Offida et Ascoli Piceno.

Il offre également la possibilité de rouvrir d’autres couvents malheureusement fermés, tels que Cagli, Cingoli, Apiro ; il peut également être parcouru en bicyclette et a été adapté pour les groupes de scouts, avec la possibilité de diviser les étapes en fonction de leurs activités. Pour accompagner le pèlerin, le frère Sergio a lui-même écrit le roman historique L’esprit des Capucins qui retrace les événements des premiers religieux, qui se sont déroulés dans les Marches au XVIe siècle : une aventure à savourer au fil de l’eau.

By Nermond

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