sam. Avr 13th, 2024

Les entreprises ont recherché 531.000 travailleurs en septembre, soit 7.000 de plus qu’il y a un an, selon le Bulletin du système d’information Excelsior, réalisé par l’Unioncamere avec l’Anpal. Entre septembre et novembre, le nombre d’embauches prévues a légèrement dépassé 1,4 million, soit une augmentation de 1,9% par rapport à la même période en 2022. Dans le même temps, la difficulté à trouver un emploi continue de croître : elle concerne 48 % des embauches prévues par les entreprises, soit 5 points de plus qu’il y a douze mois. Pour de nombreux techniciens-ingénieurs et ouvriers spécialisés, elle se situe entre 60 et 70 %.

Les entreprises déclarent des difficultés de recrutement pour plus de 252.000 embauches en septembre, confirmant que le « manque de candidats » est la cause principale avec une part de 31,7%, tandis que la « préparation inadéquate » s’élève à 12%. Il y a un manque d’ouvriers spécialisés (64,2% des entrées sont difficiles à trouver), d’opérateurs d’installations fixes et mobiles (53,2%) et de professions techniques (49,5%). Les chiffres les plus difficiles à trouver sont, selon le rapport de l’Unioncamere, les outilleurs, ouvriers et artisans de l’industrie du traitement du bois (74,1% et un pic de 87,7% dans le Nord-Ouest), les ouvriers spécialisés du second œuvre du bâtiment (73,6%), les artisans mécaniciens, monteurs, réparateurs, agents d’entretien de machines fixes et mobiles (73,1%) et les forgerons outilleurs (72%). Les techniciens en gestion des processus des biens et services, les techniciens en ingénierie, les techniciens de la santé et les techniciens de la distribution commerciale sont également difficiles à trouver.

Au niveau territorial, les entreprises des régions du Nord-Est présentent de plus grandes difficultés à trouver du personnel, où 53,4% du personnel recherché est difficile à trouver, une part nettement plus élevée que celle enregistrée dans le Sud et les Îles (43,5%) et dans le Centre (45,9%), tandis que la valeur dans le Nord-Ouest (47,4%) reste proche de la moyenne. En ce qui concerne les embauches prévues, les contrats à durée déterminée se sont confirmés comme la forme de contrat la plus populaire avec 284.000 unités, soit 53,4% du total. Viennent ensuite les contrats à durée indéterminée (108.000), les contrats de fourniture (57.000), les autres contrats non-salariés (32.000), les contrats d’apprentissage (26.000), les autres contrats salariés (14.000) et les contrats de collaboration (11.000).

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Parmi les secteurs, la demande augmente pour les services aux particuliers et la logistique, tandis que l’incertitude s’accroît pour le commerce et le tourisme. Enfin, le recours à la main-d’œuvre étrangère est en hausse, passant de 95 mille entrées l’an dernier, soit 18,2% du total des entrées, à 108 mille entrées actuellement, soit 20,4% du total des entrées (+13 mille contrats ; +13,6%). Les secteurs qui font le plus appel à la main-d’œuvre étrangère sont les services de soutien opérationnel aux entreprises et aux particuliers (35,2 % des entrées prévues sont réservées à la main-d’œuvre étrangère), les services de transport, de logistique et d’entreposage (32,7 %), les industries des métaux et des produits métalliques (25,8 %), les services d’hébergement, de restauration et de tourisme (25,7 %) et, enfin, les industries alimentaires (25,1 %).

By Nermond

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