mer. Avr 24th, 2024

L’Olimpia Milan élimine Virtus Bologna au 7ème tour par 67-55 et gagne le 30ème titre de champion d’Italie de son histoire, le 5ème de l’ère Armani. Après le game 2, malgré le double avantage des Red Shoes, l’impression était celle d’une série qui serait longue, disputée coup sur coup comme un match de boxe. Et si les mots de Marcus Smart, un « combattant » que Boston ne peut que regretter, résonnaient dans nos esprits, comparés à Ali – Frazier Le match 7 entre les Celtics et les Philadelphia 76ers, après le match 6, a été marqué par des déclarations de Daniel Hackett (« c’est une question de force mentale, nous sommes comme des deux boxeurs qui se battent« ) pour confirmer que l’affrontement entre les deux poids lourds du basket-ball italien avait tout d’un match de boxe de championnat du monde.

L’entrée du 7ème match au Forum de Virtus Bologna rappelle, cependant, non pas les défis entre Ali et Frazier, mais l’épopée de l’équipe de France. « Le tumulte de la jungle » contre Foreman à Kinshasa, avec le public du Zaïre d’alors acclamant presque à l’unisson « The Greatest » : une bagarre qui a fait comprendre aux « Black V » qu’il y avait deux adversaires à battre, celui sur le parquet et celui dans les tribunes, et qui a mis en évidence l’importance du facteur terrain, longtemps négligé par les deux prétendants pendant la saison régulière au nom de l’Euroleague. Et après le premier gong (aka the two-ball), voici le bilan de la saison.Olimpia Milan Faire ce à quoi on s’attend le moins après la débâcle physique de Bologne dans le match 6 : prendre le centre de l’anneau et le mettre immédiatement sur l’énergie avec une série de dunks ouvert par Datome (deux consécutives) et poursuivies par Voigtmann (avec son seul panier du match) et ensuite par Hines. Le doute qu’il puisse s’agir d’un bluff, c’est-à-dire d’une série de coups portés sur les flancs de l’adversaire pour cacher une fatigue de fond, est cependant dissipé par les minutes suivantes, au cours desquelles Olimpia commence à emballer sa victoire sous le signe d’Ali : il danse comme un papillon en défense, faisant tourner en bourrique les jeux de Virtus au point de les fermer Belinelli avec l’incroyable score de 0 point en 20′ (0/1 à deux points, 0/6 à trois points) et de laisser les deux chiffres à seulement Shengelia (13) e Teodosic (10, mais avec une seule passe décisive), et continue de piquer comme une abeille en attaque, marquant avec des pourcentages pas brillants, à égalité avec les adversaires (53,3% à deux et 29,6% à trois pour Milan, 55% et 25% pour Bologne), mais sans jamais quitter les mêmes points de référence et en monnayant mieux le fait de mettre souvent l’adversaire dans les cordes, c’est-à-dire en réalisant un 11/12 presque parfait sur la ligne contre 9/14 pour les V noirs.

De plus, si dans les deux défenses la main des entraîneurs reste bien visible, avec les Messine qui a tenu Virtus à 34 à la troisième sirène comme pas même dans certains matchs de ligue mineure, en attaque une situation « seconds out ! » prévaut, dans le sens que plus que les schémas (maintenant mémorisés par certains comme par d’autres) les jeux individuels valent. C’est ainsi que la performance du Mvp des finales s’impose. Gigi Datome (16 points, dont 5/7 à deux points et 2/3 à longue distance), dont le cœur et la capacité à dépasser les limites physiques (et celles liées à l’âge) ne peuvent que rappeler les meilleures Rocky (y compris le doigt tordu et remis en place sans un mot avec l’aide du médecin et le plâtre sur la tempe gauche posé peu après) et certifier les valeurs cultivées tout au long d’une carrière et promues auprès des plus jeunes avec l’histoire de la bande dessinée « Il gigante del campetto » (lecture recommandée non seulement pour les jeunes fans d’Olimpia). Et si, après la sirène finale, nous l’avons vu chanter à tue-tête « nous sommes les champions d’Italie » vers le Curve d’Olimpia, nous ne serions pas surpris d’apprendre qu’il a également crié le très célèbre « Adriana ! » en soulevant le trophée (voir la photo de l’excellent Savino Paolella).

Toujours pour rester dans la boxe et toujours dans le pur style Ali, les expérimentés joueurs de Hines (8 points, 2 rebonds), que les deux fautes subites de Melli (4 points, 7 rebonds) envoyé sur le parquet au début d’un remaniement des rotations qui a finalement profité à Olimpia, et les piqûres d’abeille de Baron (11, avec 2/8 au-delà de l’arc), qui, après ne pas l’avoir pris pendant tout le match, a trouvé dans le dernier quart-temps un trio de tirs (les triples de 58-47 et 64-49, puis les lancers francs de 67-49) qui a définitivement assommé un Virtus qui dans l’ensemble ne parvient jamais à s’imposer comme il le devrait et le pourrait. Sans oublier les 8 points et surtout les 6 passes décisives d’un Napier encore moins de leader que nécessaire et les deux chiffres d’un Boucliers fondamental en termes d’application défensive mais pas exceptionnel en termes de précision de tir (10 points au total, avec 2/11 à deux points et 1/3 au-delà de l’arc).

Enfin, magnifique ce croisement de gants à la fin comme deux adversaires qui se respectent et s’estiment. Un geste à retenir et à répéter au-delà du résultat, car même entre Ali et Frazier ce n’était pas un défi à sens unique. (Paolo Corio)

By Nermond

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