mer. Mai 22nd, 2024

La situation économique favorable a également des répercussions sur l’emploi. Après les données de l’ISTAT sur la croissance du PIB et le ralentissement de l’inflation, voici une autre bonne nouvelle. Le marché du travail est en expansion depuis des mois et la tendance positive s’est consolidée en avril. D’une part, les incitations à l’embauche des jeunes et des femmes et, d’autre part, l’inflation, qui a généré une poussée vers la recherche de meilleures conditions de travail d’un point de vue économique et a mis le système en mouvement. Tous les paramètres sont en croissance, mais le chiffre le plus significatif concerne les femmes.

Protagonistes incontestées avec 52 000 nouveaux contrats en un mois (pour les hommes, le solde est négatif de 4 000 unités) et 217 000 en un an. Le taux d’emploi féminin, qui avait dangereusement chuté sous la barre des 50 % pendant la pandémie, a atteint 52,3 % en avril, avec une augmentation de 1,4 % de la tendance. Le taux d’emploi global est passé à 61 % grâce à 48 000 employés de plus qu’en mars et 390 000 de plus qu’il y a un an, soit un bond de 1,7 %. L’emploi a atteint un niveau record de 23,446 millions. En conséquence, le taux de chômage a atteint un niveau historiquement bas, s’établissant à 7,8 %, soit une baisse de 0,4 % par rapport à avril 2022. Il s’agit, souligne l’Institut des statistiques, du niveau le plus bas depuis juin 2009, à l’exception des deux mois « noirs » de la pandémie de mars-avril 2020.

Le nombre de demandeurs d’emploi est inférieur à deux millions. Le taux de chômage des jeunes de moins de 24 ans fait un bond en arrière avec une réduction de 1,4 point au niveau mensuel et de 4,4 au niveau annuel. Le nombre d’inactifs a fortement diminué, passant à 33,6 % (-0,9 % en tendance), sous l’effet de la baisse des femmes et des plus de 50 ans. Enfin, l’Istat signale une augmentation de l’emploi salarié. Le marché du travail est effervescent et pour s’assurer le personnel nécessaire, les entreprises concluent davantage de contrats à durée indéterminée : les employés permanents ont augmenté de 74 000 en un mois et de 468 000 en un an. Les CDD, en revanche, ont diminué de 30.000 en avril et de 149.000 en un an. La CGIL rappelle que les salariés en CDD sont encore trois millions, sans compter les autres formes de précarité comme le temps partiel subi et les contrats courts. « La tendance positive devrait être accompagnée d’actions visant à favoriser la quantité et la qualité du travail. Il est urgent d’agir pour combattre le fléau de la précarité et du travail non déclaré », a souligné la secrétaire confédérale Maria Grazia Gabrielli, « au lieu de cela, le gouvernement poursuit une autre voie en étendant l’utilisation des bons et la possibilité de recourir au travail temporaire ». Des signes plutôt encourageants selon Confcommercio.

« Le marché du travail d’avril ajoute également une pièce à la construction du profil de croissance de l’économie italienne au deuxième trimestre de l’année. Malgré quelques écueils sur la production industrielle et une dynamique de consommation en demi-teinte, on peut commencer à imaginer sans trop de difficultés un dépassement de 1% du PIB en moyenne en 2023. Depuis la fin de la phase la plus critique de la pandémie, le marché du travail, en lien avec une reprise économique d’une intensité imprévisible et imprévue, a connu des améliorations régulières », souligne le Bureau des études. Par rapport à décembre 2019, ces tendances se sont traduites par une augmentation de 399 000 et une réduction du nombre de chômeurs et d’inactifs de 488 000 et 573 000 respectivement. Moins encourageantes, malgré une augmentation de 71 mille au cours de l’année écoulée, sont les données relatives aux indépendants : ils sont actuellement encore 173 mille de moins que les niveaux pré-Covid.

By Nermond

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