sam. Fév 24th, 2024

L’emploi a recommencé à marcher à plein régime en 2022, profitant du rebond de l’économie après Covid : environ 380 000 emplois ont été créés, soit plus qu’en 2019. La demande de main-d’œuvre est restée forte jusqu’au début de l’été, ramenant l’emploi sur le chemin de la croissance pré-pandémique. Au cours des mois suivants, il est resté positif mais s’est affaibli. Cette tendance ressort de la note « Le marché du travail : données et analyses » (édition janvier 2023), élaborée conjointement par le ministère du travail et des politiques sociales, la Banque d’Italie et l’Agence nationale pour les politiques actives du travail et présentée aujourd’hui.

La croissance de l’emploi en 2022 peut être attribuée exclusivement à la composante permanente. Plus de 400 000 emplois stables ont été créés, contre une stagnation importante des emplois à durée déterminée et une baisse d’environ 50 000 des contrats d’apprentissage.

La reprise de l’emploi au cours des deux dernières années a été hétérogène selon les secteurs. Le secteur du tourisme, malgré les excellentes performances de la saison d’été et le bon démarrage de la saison d’hiver, affiche toujours des résultats inférieurs à ceux de la période pré-pandémique. La construction a enregistré des taux de croissance extrêmement élevés depuis l’été 2020 ; malgré le ralentissement le plus récent, la demande de main-d’œuvre dans ce secteur devrait rester forte en raison des plans d’investissement du PNR. Le recours croissant à des formes de travail à distance et l’augmentation de l’utilisation des services numériques ont stimulé la croissance de la demande d’emplois dans les secteurs des technologies de l’information ; néanmoins, la taille du secteur semble encore modeste. Au cours des onze premiers mois de 2022, le nombre de chômeurs a diminué d’environ 120 000, soit une réduction significative bien que moins prononcée qu’en 2021. Le ralentissement du marché du travail au second semestre 2022 s’est traduit par une augmentation du nombre de chômeurs.

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La Banque d’Italie et l’Istat ont analysé la richesse nette des ménages italiens à la fin de 2021 : elle s’élevait à 10 422 milliards d’euros, a augmenté de 3 % en termes nominaux par rapport à l’année précédente, mais a légèrement diminué par rapport au revenu disponible brut (de 8,71 à 8,66). Malgré la légère hausse de la valeur des logements, après le repli prolongé depuis 2012, le poids de cette composante sur le patrimoine brut diminue de plus d’un point en 2021, passant de 46,6 à 45,4 %.La valeur des actifs financiers continue de progresser (+6,6 %), portée par les plus-values sur les actions et les parts d’OPCVM. L’augmentation des dépôts a également été significative, bien qu’inférieure à celle observée en 2020. Mesurée en pourcentage de la population, la richesse nette des ménages italiens par habitant est inférieure à celle de tous les autres pays, à l’exception de l’Espagne (où les dernières données disponibles datent de 2020). La croissance de la richesse par habitant a été modeste pour les ménages en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie, et plus forte pour les ménages canadiens et américains, en raison de la dynamique favorable des actifs financiers.

By Nermond

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