Rodez. Rassemblement humide contre la « criminalisation du mouvement syndical »

Ce jeudi 27 février, une petite centaine de personnes, principalement des représentants syndicaux, étaient rassemblées devant le Tribunal de Grande Instance de Rodez pour protester contre « la répression » dont seraient victimes les militants syndicaux depuis le début des manifestations contre la réforme des retraites.

Une centaine de personnes étaient rassemblées devant le Tribunal de Rodez. ©ADN12

C’est sous une pluie intermittente et un vent persistant que des représentants de la CGT, la Confédération paysanne, le SNEP, la FSU, le NPA,le PCF, Sud Education, les Gilets Jaunes ou encore l’AMASSADA se sont rassemblés pour dénoncer les violences policières durant manifestation, mais également « la pression mise sur les militants syndicaux » dans le secteur privé comme dans le public.

« Nous sommes traités comme des délinquants »

Christine Lafont appelle « la population aveyronnaise à continuer de lutter » ©ADN12

Le micro était ouvert à tous ce jeudi après-midi, mais ce sont les têtes les plus connues des représentants syndicaux locaux qui ont le plus parlé pour dénoncer une volonté de « casser du militant » pour David Gistau (secétaire départemental CGT), des « tentatives d’intimidations policières et judiciaires » pour Christine Lafont (Sud Education, convoquée au commissariat le 23 janvier dernier), ou encore « le matraquage parlementaire » pour Francis Sabrié (Confédération Paysanne) qui dénonce « la préparation du 49.3 » pour faire passer la réforme des retraites, actuellement en débat à l’Assemblée.

David Gistau dénonce « les entraves à ceux qui veulent être acteurs dans et hors du lieu de travail ». ©ADN12

Beaucoup de cas, locaux ou nationaux, ont été évoqués : des violences sur manifestants, des gardes à vue de lycéens, la mise à pied d’employés militants de La Poste, des poursuites disciplinaires d’enseignants, des procès de Gilets Jaunes (dont celui de Michel, le Gilet Jaune de Millau, dont le procès pour violence sur force de l’ordre a été renvoyé au 12 mai prochain), l’utilisation de forces violentes pour déloger les militants de l’AMASSADA… Et Rodez n’a pas été épargné avec la garde à vue d’un manifestant pour l’affaire de la bousculade devant la mairie en marge de la manifestation du 5 décembre dernier.

Prochain appel à la grève et manifestation : le mardi 31 mars, mais d’autres rassemblements, manifestations et événements locaux sont prévus dans les semaines à venir.