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Sabrina Rétier a écopé de - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 08 novembre 2018

Le quatrième et dernier jour d’audience de la cour d’assises de Rodez s’est tenu ce jeudi 8 novembre. La parole était à la défense et à l’accusée Sabrina R. Les jurés ont suivi les réquisitions de l’avocat général.

Les jurés ont délibéré, ce jeudi matin, à la suite du dernier jour d’audience de la cour d’assises de Rodez. Sabrina R., à 14 h 10, a été condamnée à dix ans de prison assortis d’une injonction de soins et d’un suivi socio-judiciaire de dix ans. Les jurés ont donc adhéré aux réquisitions du ministère public. 

Sur le plan civil, Sabrina R. devra verser 1 500 € de provisions en attendant qu’une expertise médicale et psychiatrique soit menée sur la victime. Les frais d’expertise à hauteur de 1 800 € sont à sa charge. Enfin, 1 500 € s’ajoutent au titre de l’article 373 du code de procédure pénale. 

« Les faits, elle les reconnaît »

Sabrina R. est entrée dans le box des accusées, l’air stressée, paniquée avant que les avocats de la défense ne prennent la parole. Chacun leur tour, ils ont souligné la relation mère-fille. « Je vous demande de vous interroger sur trois choses », demande Me Jessica Guy aux jurés. « Quoi ? Pourquoi ? Combien ? » Avant de s’agacer sur la tenue des débats autour de la déresponsabilisation de l’accusée : « Elle aime ses enfants, elle aime également sa mère. Elle dit seulement qu’elle n’était pas seule. Elle ne se déresponsabilise pas. Les faits, elle les reconnait. »

« On ne parle que de souffrances, de tristesse »

L’alcool, le décès d’un père, une mère qui la rejette, un viol, les deux avocats sont revenus sur son vécu : « Comment se construire quand on est un enfant. Sa vie tient à ces 20 pages (dossier d’instruction) où on ne parle que de souffrances, de tristesse. Douze tentatives de suicides décrites par un expert comme un appel à l’aide », plaide Me Jacques Derieux. Avant de mettre l’accent sur son entourage :

Elle n’a reçu aucune visite durant sa détention. Elle n’a pas d’amis. Elle n’avait que sa mère. Et aujourd’hui, elle doit tout assumer toute seule. C'est aussi ça ce dossier.

« Ça ne se reproduira pas »

Dans son box, Sabrina R. craque à plusieurs reprises lorsqu’il est question de l’amour envers sa mère, le manque de ses enfants, de son père… Me Jacques Derieux demande alors aux jurés « d’augmenter le suivi socio-judiciaire (cinq ans requis par l'avocat général) pour l’aider et aider la société » tout en souhaitant une diminution de la peine d’emprisonnement. « Elle fait partie des gens qui peuvent s’en sortir. J’ai envie de parler d’une seconde chance mais je ne sais même pas si elle en a eu une première. »

Avant le délibéré, Sabrina R. a pris la parole une dernière fois :

Je suis vraiment désolée de ce qui s’est passé. Je regrette infiniment. Ça ne se reproduira pas.

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