photos/7729.jpg

Après trois jours de travail, Olivia de Bona inaugurera son oeuvre ce vendredi 9 août (photo à mi-parcours). - ©ADN12

Par Charline Nermond
Le 08 août 2019

Quatre sur cinq ! Ce vendredi les ruthénois découvriront l'oeuvre réalisée par Olivia de Bona sur le mur éphémère du jardin du Foirail. Depuis le mois de mai, elle est la quatrième artiste à pouvoir s'y exprimer.

« C'est désagréable de devoir recouvrir l'oeuvre d'un autre artiste. D'autant plus quand on apprécie beaucoup son travail » : regrette dans un sourire Olivia de Bona en attendant que la pluie de ce mercredi s'estompe. Elle doit pourtant se plier au jeu puisqu'après Bault (mai), les Francs-Colleurs (juin) et Andrea Ravo Mattoni (juillet), c'est elle, l'artiste parisienne, qui a été choisi par les organisateurs du Siècle Soulages pour réaliser une fresque sur le mur éphémère installé au jardin du Foirail.

Du street-art au "muralisme"

Après des études en Arts Appliqués et une formation de dessinatrice, Olivia de Bona s'est tournée depuis 15 ans vers l'art urbain même si elle se défend de tout exclusivisme : « j'expose aussi beaucoup dans des galeries d'art. Je travaille la peinture et aussi la marquetterie de paille, que j'intègre dans mes oeuvres  ». A Rodez, la parisienne a choisi la peinture acrylique pour s'exprimer, plutôt que les bombes aérosols : « je me rends compte que je me définis plus comme une muraliste qu'une adepte du street art. ».

La jeune artiste est reconnue dans le monde entier et la cité ruthénoise n'y est pas forcément étrangère :

Franck de Bona, mon cousin, est originaire de Rodez. Il tient un restaurant près d'Abbesses : le Saint-Jean. Sur la devanture j'ai peint une fresque. Elle représente un renard et une belette et des touristes des quatre coins du monde viennent la photographier !

Olivia de Bona s'inspire dans son travail des thématiques liées au conte et à l'intime. On y retrouve souvent les figures de la femme, de l'animal, du rêve.

Embellir la ville

L'artiste parisienne est une ambassadrice de la discipline et aime partager avec le public de la rue :

On remarque que le regard du public change. On est là pour embellir la ville, pas pour faire du vandalisme. Les personnes viennent d'elles mêmes à notre rencontre, elles sont curieuses c'est agréable. C'est différent du côté élitiste de la galerie d'art, où le public ne se sent pas forcément invité.

Un sentiment partagé par le vice-président en charge de la Culture pour Rodez Agglo, Jean-Michel Cosson : « on souhaite continuer à developper cet art urbain à Rodez dans les années à venir car c'est apprécié du public. En tout cas, ça l'interroge, en bien et parfois en mal. Dans des quartiers un peu en déserrance comme la rue Beteille par exemple, ça met aussi un peu de couleur et c'est tant mieux ».

A Tabary, JM Cosson, O de Bona, JJ ValencakA Tabary, JM Cosson, O de Bona, JJ Valencak

Olivia De Bona est donc la première femme à pouvoir exprimer son art sur ce mur éphémère du jardin du Foirail. Vous pourrez admirer son travail fini ce vendredi 9 août à 17h et pendant un mois avant que le prochain et dernier artiste ne le recouvre (Popay, septembre 2019).



Recevoir notre Newsletter
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !