photos/7727.jpg

Artiste peintre, Patricia Vidal-Schneider s’est servie de trois de ses tableaux pour la couverture de ses romans. - ©ADN

Par Camille André
Le 08 août 2019

L’auteure sud-aveyronnaise Patricia Vidal-Schneider a nourri ses trois romans du réalisme de l’actualité, du mystère d’un imaginaire bien trempé et de terres chargées d’histoires.

De Fayet, où elle a passé son enfance, au petit hameau abandonné de Perillos, dans les Pyrénées-Orientales, Patricia Vidal-Schneider a laissé trainer sa plume. Mais c’est des Cazes où elle réside, à Saint-Affrique, que l’auteure a accouché des trois tomes de sa saga Le bout du chemin. Déjà artiste sur ses toiles, l’amour des mots en héritage et l’imagination qui déborde, la néo-littéraire n’a mis que six mois à rédiger plus de 1 000 pages. « Elle travaille au moins 5 h par jour », confirme Pierre Schneider, son « premier lecteur, critique, correcteur et garde du cœur ».


Elle n’a pourtant commencé à écrire qu’à 50 ans, lorsque sa carrière dans le médico-social le lui a permis. « Lorsque Pierre m’amène le café au lit, le matin, j’écoute les infos à la radio », raconte Patricia Vidal-Schneider, native de Béziers. Un beau jour, la matinale qu’elle écoute la ramène à sa période « baba-cool », de la fac, quand, avec sa bande de potes, ils s’étaient fait une promesse : Never said die, ou le pacte de pouvoir toujours compter les uns sur les autres. Des gens qui, sans le savoir, allaient devenir les protagonistes de sa saga littéraire. « J’ai imaginé qu’on se retrouvaient tous ici, des années après, à Fayet, en Aveyron... » Bercés par une actualité réaliste de misère sociale, « brûlante » autour de la naissance des Gilets jaunes...


Une nouvelle société, autonome

Dans ce premier tome, Le cercle du soleil, le groupe, las de vivre dans une société déshumanisée, se sépare de tout ce qu’il possède. Il passe par le château de Warren, en Belgique, avant de trouver sa demeure dans le hameau abandonné de Perillos. « En totale autonomie, pour recréer de vraies valeurs humaines... » Mais bien vite seront-ils rattrapés par l’annonce d’une apocalypse imminente, due au nucléaire, qui fera sauter les lecteurs dans le tome II : Les terres de Perillos. Des sols que les deux amoureux ont réellement foulés, une semaine durant, pour plus de réalisme.

En glissant à travers les pages jusqu’au troisième opus, Le jour qui suit, les lecteurs suivent les citoyens du « cercle » dans un dénouement que Patricia Vidal-Schneider promet « très, très étonnant ». Certains n’ont pas tardé à se laisser convaincre, (après Pierre, bien sûr) ce sont les membres du comité de lecture de l’édition Le Lys Bleu, et à sa tête, Benoît Couzi. « Il a aimé l’utopie, l’anticipation... Lorsqu’il m’a rappelée, comme quatre autres maisons d’édition, environ un mois après l’envoi du premier manuscrit, j’étais à la moitié du second. » Le projet validé, ils ont décidé de faire paraître les trois tomes à la rentrée. « Et puis, il y a encore deux autres livres pratiquement finis dans sa tête », promet Pierre Schneider.

 

Un ton plus grave pour parler djihadisme

Manuscrit à la main, Patricia explique : « Celui-ci parle du djihad, de l’humain, de la ville de Lunel », dans l’Hérault, d’où ont émergé beaucoup de  jihadistes français. Il s’appelle Et même si je revenais, et c’est le quatrième ouvrage de Patricia Vidal-Schneider. Déjà parti pour la maison d’édition  parisienne Le Lys Bleu, il sera disponible à la rentrée. « L’histoire part encore une fois d’une actualité brûlante, que j’ai agrémentée de légende, de mystère... », dévoile la diplômée de droit.

Interpelée par l’actualité internationale, elle a voulu se saisir du sujet en profondeur. « J’ai passé des heures à me documenter sur les camps syriens, les réfugiés, etc. » Investie au fil de sa vie dans diverses causes humanitaires, l’auteure a appris et s’est inspirée de réalités sociales dont elle a su rester proche. Elle mentionne également son ancienne professeure de lycée et femme de lettres Marie Rouanet, qui lui a transmis le goût de la littérature, ainsi que l’époux de celle-ci, Yves Rouquette.


La saga sera disponible en librairie et sur des sites comme Amazon ou la Fnac à la rentrée. Des séances de dédicaces sont prévues localement. Les trois tomes seront également téléchargeables en version numérique. Chaque livre coûte une vingtaine d’euros.



Recevoir notre Newsletter
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !