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Depuis sa prison, Mathias Echène indique être en "grande souffrance". - DR

Par Aurélien Gares
Le 22 juillet 2019

Dans une semaine, le 29 juillet, cela fera deux ans que Mathias Echène est derrière les barreaux d’une prison de Bali. Le temps est long alors que l’homme d’affaires, originaire de Rodez, se dit « très faible ».

« Ma grève de la faim m’a considérablement affaibli. J’ai perdu 24 kg et ma tension artérielle est très basse. » Contacté par message, l’Aveyronnais Mathias Echène, détenu en prison depuis bientôt deux ans, ne voit pas sa situation évoluer.

Mandat d'arrêt international

Détenu dans une prison de Bali après que ses anciens associés chinois l’ont accusé de fraude à la suite d’un projet immobilier (des constructions de villas en bord de plage), Mathias Echène se dit aujourd’hui « en grande souffrance ». Pour rappel, ses associés dénoncent une surfacturation des travaux et un détournement d’argent. Le tribunal de Hong Kong avait alors, en 2013, délivré un mandat d’arrêt international. Le ruthénois avait été incarcéré le 29 juillet 2017 après s’être rendu à Bali.

Aujourd’hui, Mathias Echène dénonce le comportement des autorités locales qui « font de l’obstruction, malgré les recommandations des médecins… Elles refusent mon hospitalisation. » Car l’homme d’affaires, connu notamment en Aveyron pour avoir voulu racheter l’ancien palais épiscopal de Rodez — projet aujourd’hui avorté —, demande à être opéré : « Malgré la morphine, j’ai des douleurs insupportables à la hanche gauche du fait de mon arthrose qui nécessite une opération d’urgence. »

De nouveau en grève de la faim

Pour faire entendre sa souffrance et le « déni de justice » qu’il vit, Mathias Echène a entamé depuis le 1er avril, une grève de la faim. Après l’avoir interrompu à plusieurs reprises face à l’inquiétude de ses proches, il a décidé de la reprendre samedi 13 juillet. 

Ses avocats ont déposé mi-avril un recours auprès des Nations Unies pour « détention arbitraire et illégale » alors que la mairie de Rodez a adopté une motion, fin juin, pour le rapatriement sanitaire de Mathias Echène. Quant au comité de soutien, porté par sa soeur Éleonore Echène, il poursuit son combat notamment au travers d’une pétition en ligne qui à ce jour recueille 1 620 signatures.



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