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Un comité de pilotage composé de bénévoles, d’agents et de personnes ressources a longuement travaillé sur le scénario de la balade. - © Le Progrès

Par Camille André
Le 17 juillet 2019

L’aventure des balades numériques s’étend à Saint-Affrique. L’application du Parc naturel régional des grands causses (PNRGC) propose désormais tout un scénario pour découvrir, au gré des rues et des places, l’étendue du patrimoine local.

On y suit d’abord Félix, un étudiant saint-affricain qui a prêté sa voix et son avatar (personnage numérique créée à son image) à la balade numérique pour en devenir narrateur. Puis la fée électricité, et Guilhem, le berger. Au fil des rues et des places, téléphone ou tablette en main, ils nous font découvrir par un scénario bien ficelé trésors de patrimoine, personnalités et faits marquants de l’histoire de Saint-Affrique. Grâce à la localisation, le narrateur détecte votre emplacement et vous suit à travers la ville. La promenade digitale de la Vilotte, officiellement présentée jeudi 4 juillet, a été lancée par le Parc naturel régional des Grands Causses (PNRGC) et la mairie. « Écriture du scénario, tournage, enregistrement des voix, montage… deux ou trois ans ont été nécessaires pour en arriver à cette balade appelée La voie de la lumière », retrace Nadine Vinas, conseillère municipale en charge de l’embellissement de la ville.

Foires et marchés, choléra et femmes d’ici

Ponctuée de jeux et autres quizz, la vadrouille commence à la fontaine devant l’hôtel de ville, le point 1. « L’histoire commence avec Émile Borel », dévoile Roxanne Wilhelm-Jammes, chargée de mission développement culturel au PRNGC. La première partie de la visite s’attache à l’histoire, dont on s’éloigne au point 8 pour s’intéresser aux inventeurs qui ont marqué le territoire. La dernière phase concerne elle plutôt l’énergie, l’industrie. Le promeneur peut ou non choisir de s’attarder sur un point précis en cliquant sur le petit livre qui apparaît par moment, sur le côté de l’écran. « Les textes ont été mis en bouche par des volontaires qui ont prêté leur voir, on peut donc choisir ou non de mettre le son », précise Roxanne Wilhelm-Jammes. On y parle ainsi histoire des vitraux de l’église, que l’on peut visiter virtuellement sur son écran en cas de fermeture, épidémie de choléra en 1854, foires et marchés, femmes d’ici.

Virage numérique du tourisme

Le système, développé par Sébastien Goude, président de l’entreprise Réoviz, spécialisée dans les logiciels informatiques, a coûté en tout 16.000 €. La moitié a été pris en charge par la Ville, l’autre part le Parc, subventionné par la Région et le programme européen Leader. Techniquement, le système est simple d’utilisation. Une page d’aide apparaiî au début de la balade pour guider l’utilisateur dans cette nouvelle façon de découvrir le patrimoine local. « La première balade était celle de Séverac, reprend Roxanne Wilhelm-Jammes, maintenant nous en avons 11. On intègre de nouvelles fonctionnalités au fur et à mesure de l’avancée du domaine numérique, comme la réalité augmentée. » Une belle façon d’ouvrir Saint-Affrique, et plus largement le territoire du Sud-Aveyron, à un tourisme d’expérience, dont on sait la demande toujours grandissante. Mais qui garde, grâce au concours dans ce projet d’habitants et acteurs locaux, une identité bien à lui.

• L’application « Balade des grands causses » est gratuitement téléchargeable à partir de Google play ou d’App store, sur portables et tablettes. Il suffit ensuite de choisir sa langue, puis la promenade de la Vilotte, et de cliquer sur commencer. Disponible en français, en espagnol et en occitan (et ça, c’est une exclusivité saint-affricaine). Compter 1 h 30 pour faire la balade entièrement. Dix autres circuits digitaux sont proposés l’application du PNR.



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