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Ce mercredi 10 juillet, à la préfecture, le dossier médical partagé a été présenté et salué. - ©ADN12

Par Aurélien Gares
Le 10 juillet 2019

Dans le cadre du plan du gouvernement « Ma Santé 2022 », adopté par le Sénat il y a tout juste un mois, la préfète de l’Aveyron Catherine Sarlandie de la Robertie et les professionnels de santé appellent l’ensemble des usagers à ouvrir ce qu’on appelle leur dossier médical partagé.

La transformation du système de santé est engagée depuis plusieurs semaines et déjà, en France, six millions de personnes utilisent un dossier médical partagé (DMP). En Aveyron, on en comptabilise plus de 24 000. Mais qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ? Pour faire simple, il s’agit du carnet de santé mais numérisé. On peut y accéder facilement via son téléphone ou son ordinateur. L’ensemble des informations médicales des usagers sont centralisées dans un dossier numérique. « La mémoire de la santé de chaque patient, image la préfète de l’Aveyron, Catherine Sarlandie de la Robertie. Une plus value, à la fois pour le patient mais aussi pour les professionnels de santé. Il y a une amélioration de la prise en charge et cela favorise la coordination en améliorant les informations transmises entre les praticiens hospitaliers et les praticiens de la ville. »

Confidentialité des données

Par ailleurs, les professionnels de santé présents et la préfète ont tenu à mettre l’accent sur la sécurisation des données. « Ce sont des informations qui appartiennent aux usagers et qu’ils peuvent renseigner de manière continue », insiste la préfète avant de présenter les quatre modalités pour assurer la confidentialité : le DMP ne peut se créer qu’avec le consentement du patient ; l’usager choisit qui peut y avoir accès ; les professionnels de santé ne peuvent accéder qu’aux informations qui leur sont utiles, en fonction de leurs compétences ; et aucun autre acteur (banque, mutuelle, assurance, laboratoire pharmaceutique…) que l’usager et le professionnel de santé ne peut accéder au DMP.

Il n’y a donc aucune obligation de créer un DMP mais la préfète et les professionnels de santé appellent les usagers à le faire « pour le bien, au sens large du terme, des patients ». « On est collectivement convaincu que c’est un élément majeur de la transformation du système de santé », précise Abderrahim Hammou-Kaddour, délégué départemental de l’ARS. Pour Aymeric Seguinot, directeur des Caisses primaires d'assurance maladie (CPAM), le DMP a déjà fait ses preuves. Notamment au niveau des urgences où il permet une prise en charge plus rapide. « Le diagnostic est orienté plus rapidement. »

Comment créer un compte ?

Il existe plusieurs moyens de créer son DMP. Soit depuis son domicile et sur internet, via le site dmp.fr. Mais il est également possible de se rendre dans une pharmacie ou dans des points d’accueils comme à la CPAM ou à la MSA. En Aveyron, sur les 24 000 DMP créés, 61 % l’ont été auprès de pharmaciens, 17 à 18 % par les assurés eux-mêmes et le reste dans des points d’accueils indique Philippe Herbelot, directeur général de la MSA Midi-Pyrénées Nord. Pour créer son compte, il suffit d’être muni de sa carte vitale.



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