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Pour Pierre-Olivier Murat, la remontée rapide en D1 est une priorité. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 09 juillet 2019

Après avoir évoqué l'équipe masculine et la montée en Ligue 2, le Président du Rodez Aveyron Football, Pierre-Olivier Murat, revient sur les féminines. Il se confie sur la remontée souhaitée en D1, l'avenir du football féminin, ou encore l'arrivée d'un nouveau coach. Interview...

Un mot justement sur ce nouvel entraîneur, Mathieu Rufié, qui a notamment été éducateur à Onet-le-Château, avant de partir au Canada ?

C’est quelqu’un que je connais bien, que Franck Plenecassagne, qui a en charge toute la cellule de formation du club, connaît bien, que Grégory Ursule connaît bien également. On connaît ses qualités. Au Canada, c’est un entraîneur majeur. Pour l’Aveyronnais, le Ruthénois, il est peu connu. Il a fait un énorme boulot au niveau de la fédération au Canada. On est sur un profil très compétent et aveyronnais. La fibre, il l’a connait, de ce que l’on veut transmettre. Pour moi, c’est parfait. Ça s’est fait un peu vite pour lui, puisqu’il doit démissionner de la fédération au Canada. Moi, je suis très content.

On l’a vu, avec la Coupe du Monde, et l’engouement dans les stades et autour de l’équipe de France, le foot féminin a le vent en poupe.  De quoi attirer plus de sponsors pour professionnaliser plus les équipes ?

Très honnêtement, je n’aime pas comparer le foot féminin et le foot masculin. Parce que les schémas ne sont pas pareils économiquement. L’équipe de France garçons, quand elle gagne la Coupe du Monde, ils refusent dix fois plus de sponsors que ceux qu’ils ont déjà. Les filles, on est encore au début. Bien sûr, ça va aller plus vers le football féminin, mais ça ne va pas être une révolution. C’est ce que je pense, après, je peux me tromper.

Ou susciter des envies chez les jeunes filles de venir au football ?

Là oui, je suis entièrement d’accord là-dessus. On l’a déjà vu l’année dernière. On a aujourd’hui 130 filles licenciées au club, ce qui est énorme. Si on regarde en Occitanie, il n’y a pas beaucoup d’autres clubs qui ont autant de licenciées féminines. On a des équipes uniquement féminines dans toutes les catégories. Donc, là oui, je suis certain qu’il va y avoir un réel engouement. C’est un impact important, car si on n’a pas la base, pour faire le haut de la pyramide, c’est compliqué. Donc, plus il y aura de la base, plus on aura la chance d’avoir des supers joueuses ruthénoises, en équipe première, qui je l’espère sera en D1 rapidement.

Est-ce que cet impact féminin, dû à la Coupe du Monde, et l’impact masculin, dû à la montée en Ligue 2, risquent d’amener beaucoup de monde aux portes de l’école de foot ?

Oui, c’est sur parce qu’aujourd’hui, malheureusement, on est obligé de refuser. Parce qu’aujourd’hui, on veut proposer une formation de qualité. Tous nos éducateurs sont diplômés. Et on ne veut pas faire du nombre pour faire du nombre.  On veut que les parents, qui mettent leurs gamins au RAF, aient quelque chose de vraiment supérieur, en terme de formation, tant sur le plan sportif que sur le plan du développement de l’enfant. Ça, ça passe par mettre un curseur dans le nombre de licenciés. C’est obligatoire. Parce que l’on ne va pas mettre 100 gamins de six ans sur un terrain de 10 par 10. Ça serait se moquer des parents. Ça serait mal les accueillir. C’est tout l’inverse que l’on veut.



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