photos/7021.jpg

Le président du RAF, Pierre-Olivier Murat, veut que les féminines remontent rapidement en D1. - ©ADN12

Par
Le 09 juillet 2019

Après avoir évoqué l'équipe masculine et la montée en Ligue 2, le président du Rodez Aveyron Football, Pierre-Olivier Murat, revient sur les féminines. Il se confie sur la remontée souhaitée en D1, l'avenir du football féminin, ou encore l'arrivée d'un nouveau coach. Interview...

Les Rafettes ont été reléguées en D2, après neuf années dans l’élite. Récemment, on a appris le départ de la coach, Sabrina Viguier. Une surprise pour vous ?

Oui et non. Après, il n’y a rien de fabuleux qui s’est passé, il n’y a pas d’animosité entre les deux parties. Aujourd’hui, on souhaitait que l’entraîneur de l’équipe première féminine chapote toute la formation, c'est-à-dire des toutes petites (5, 6 ans), à l’équipe première. Pour des raisons personnelles, Sabrina ne se sentait pas de le faire. À partir de là, on s’est mis d’accord pour qu’elle arrête, et qu’on mette quelqu’un en place, qui gère cette stratégie. Parce que les filles, vu les moyens que les clubs de Ligue 1 mettent, si on veut être pérenne en D1, il faudra que l’on est énormément de filles formées au club. Et si on veut des filles formées au club, il faut que l’on travaille dès les toutes petites. Moi, je pars d’un principe, je le dis souvent et ça étonne, bien sûr l’équipe une est la locomotive, mais l’équipe la plus importante du club, c’est l’école de foot. Car si on leur apprend bien à faire des passes, à faire des contrôles, à faire des dribbles, à courir, à prendre du plaisir, si on leur apprend tout ça dès le début, on n’a pas besoin de faire du rattrapage après. Après, ce n’est que du perfectionnement. D’ailleurs, des grands clubs comme le Barça ou le Real de Madrid, très souvent, les entraîneurs les plus compétents, dans la formation, sont au début, à l’école de foot.

Le club a annoncé l’arrivée d’un nouveau coach et de huit recrues. L’objectif, à court terme, sera de remonter en D1 ?

Sur le papier, après ce n’est pas toujours la réalité sur le terrain, on a une équipe qui est beaucoup plus forte que l’an dernier.  Donc, à partir de là, on met des moyens financiers. Parce que les finances, c’est important. L’ambition, c’est de remonter en D1 rapidement.

Avant la descente en D2 en fin de saison, les deux dernières saisons avaient été compliquées, avec un maintien acquis à la toute fin. Est-ce que ce n’est pas un mal pour un bien cette descente, pour reconstruire ?

Je ne dirais pas qu'elle est parfaite, mais presque. En tout cas, elle tombe au bon moment. Cette équipe, globalement, était sur une fin de cycle. Ça nous est arrivé avec les garçons, d’avoir une équipe en fin de cycle. Il fallait y mettre du pep’s dedans. Là, avec toutes les recrues, plus les filles qui restent, c’est le moment parfait. C’est difficile de le faire en D1, parce que tu n’as pas le temps. En D1, si tu te rates sur les deux, trois matchs où il ne faut pas, tu sais que tu vas descendre. En D2, vu la qualité que l’on a, on a un peu plus de marge de manœuvre, dans le temps, pour que cette cohésion se fasse. Même si on n’en aura pas beaucoup, si on veut monter rapidement.



Recevoir notre Newsletter
S'abonner
News letter

Recevez l'info quotidiennement et gratuitement !

Se connecter



Pas encore de compte ? Cliquez-ici !