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Les matchas et les rakus de Gisèle Garric. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 10 juillet 2019

Rencontre avec Katia Terpigoréva et Gisèle Garric, deux artistes qui ont exposé le week-end dernier à la Menuiserie et qui exercent en Aveyron une activité artisanale originale.

Katia Terpigoréva : de Moscou à Villefranche-de-Rouergue

Katia Terpigoréva est une Moscovite qui exerçait le métier de journaliste et photographe en Russie, dans le domaine de la critique architecturale. Son intérêt pour l’expression artistique, Katia pense le devoir à cette époque soviétique durant laquelle, enfant, elle suivait des ateliers manuels lors de colonies de vacances.   

Guidée par la matière, Katia travaille la porcelaine et la faïence dans son atelier de Villefranche-de-Rouergue. Elle s’inspire notamment pour certaines de ses œuvres de photos macro-cellulaires de plantes. Des études qui aboutissent à des créations digitales formalisées par de petites poteries. En partant d’un assemblage chaotique, la plasticienne parvient à obtenir un résultat architectural convaincant, au prix d’agrandissements et de rétrécissement successifs.

Je conçois des assemblages associant des formes épurées et minimalistes afin de créer des volumes modestes et contemplatifs, qui s’inspirent à la fois de l’art des civilisations primitives, et de la création architecturale contemporaine.

La néo Villefranchoise travaille le grès noir et confectionne l’hypertufa ce mélange génial de tourbes, de semence, de sable et de ciment inventé par un jardinier anglais du XIXe pour intégrer des végétaux sur des grillages.

Contact : terpigoreva@gmail.com 

Gisèle Garric ou la passion des techniques potières ancestrales

Depuis très jeune, Gisèle est curieuse des recettes potières. D’abord intriguée, puis rapidement passionnée, la Rignacoise se laisse d’abord guider par son intuition sur la matière, puis fait la rencontre d’un potier avant d’enfin se documenter. Un autodidactisme de base qui lui aura préservé son instinct.

Au début je faisais des choses très moches, et mes amis me disaient que c’était bien. Cela m’a encouragé à continuer pour arriver à des créations plus abouties.

Gisèle confectionne des « matchas », bols utilisés pour la cérémonie du thé au Japon. Elle maîtrise la difficile technique d’émaillage du raku en grès chamotte. Mais ce que préfère Gisèle, c’est la fabrication de faïences naturalistes et trompe-l’œil, où des légumes comme le chou ou l’artichaut sont figés dans la posture de leur meilleure fraîcheur. À certains endroits, le vernis de l’émail brillant est raclé, histoire de faire ressortir le côté brut et primitif de la pièce.

Des plats de Moustier du XVIIIe sont moulés et reconfectionnés par Gisèle, sauf qu’ici le décor n’est pas peint sur la surface, mais surmonté d’une petite sculpture de grenouille. Les mains et les jambes de l’artiste sont également immortalisées par l’émail, et déposées dans les jardins du patio de la Menuiserie.

Contact : garricjj@wanadoo.fr 



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