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Pour son deuxième essai, Bernard Durand fait revivre les vignes de Vabres-l'-Abbaye et du Sud-Aveyron d'un passé pas si lointain.

Par Audrey Barat
Le 06 juillet 2019

« Ce livre, c’est l’histoire d’un mec, un fils de paysan » qui s’est replongé dans le passé. De ses souvenirs « d’une enfance heureuse, où il n’y avait pas d’argent, mais où on se contentait de peu », Bernard Durand retrace la vie de ceux et celles qu’il a croisés dans les champs, les vignes qui entouraient Salmanac, à Vabres-l’Abbaye où il a grandi.

Louis Marty, et sa vigne de Poumet. L’histoire du hameau de Bias, dont l’auteur admet avoir goûté « le blanc, le rouge et le rosé avec modération ».

En suivant Bernard Durand dans les méandres d’un passé pas si lointain, nous parcourons aussi les rues et les ruelles de Vabres-l’Abbaye. Nous rencontrons Germaine, l’épicière servant « du café qui chauffait sur la cuisinière », à la sortie de la messe, et qui permettait aux enfants « de plonger leurs petites mains dans les carambars et les malabars ». Puis revient le souvenir d’Edouard Carles, dit « Carlou », le coiffeur du village, « qui se déplaçait en moto, et plus tard en 2CV ».

Et les visites du bouilleur de cru de La Claparède, Léonard Bousquet, ou du maréchal-Ferrand, Louis Barthélémy, de Saint-Izaire.

Bernard Durand exhume aussi les savoirs-faire et les anecdotes du Sud-Aveyron liés au travail de la vigne. De la plantation à la taille, en passant par les traitements, les vendanges et la vinification. L’auteur n’hésite pas à se faire enquêteur : il mène un travail de recherches dans les archives, les mairies, les journaux d’époque, pour dessiner un tableau réaliste du Sud-Aveyron « d’il y a cinquante ans ».

Un récit à déguster sans modération

Bernard Durand a toujours eu le goût de l’écriture. Enfant, il profitait de chaque moment pour laisser libre cours à son imagination, « particulièrement quand j’étais malade et que je devais rester à la maison. Mes parents trouvaient ça bizarre », sourit-il. Et puis la vie fait son œuvre. Bernard Durand s’installe à Lacaune, où il travaille pendant quarante ans dans l’industrie charcutière, et s’engage dans la vie syndical et associative. Il met sa passion entre parenthèses, jusqu’à la retraite.

A Lacaune, les hivers sont longs… Alors je passais mon temps libre entre mon atelier pour travailler le bois, ou écrire.

C’est ainsi qu’est né « La vigne de mon père », le deuxième ouvrage d’un passionné d’agriculture, d’histoires, et de rencontres humaines. Agrémenté de photos d’époque, de documents d’archives, de portraits finement ciselés, ce livre se déguste comme un vin léger… que l’on peut consommer sans modération.



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