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80e rallye et 12e Rouergue pour Charlotte Berton, accompagnée de sa copilote, Cécile Pages. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 05 juillet 2019

Le départ de la 46e édition du Rallye du Rouergue, 5e manche du Championnat de France sera donné ce vendredi. Au programme, deux jours de course, sous une chaleur qui s'annonce écrasante, avec du goudron fondu, et 11 épreuves chronométrées. Parmi les 108 équipages au départ, celui de Charlotte Berton et Cécile Pages. Un duo de choc, qui se connaît parfaitement et qui a bien l'intention d'être à l'arrivée. Rencontre avec la pilote aveyronnaise, Charlotte Berton, qui sera au volant de sa Clio R3T pour son 80e rallye.

Pour votre 80e rallye, ce sera au départ du Rouergue. Un rallye que vous affectionnez tout particulièrement ?

Oui, ça tombe bien, parce que c’est à la maison. Donc, 12e édition pour moi sur le Rouergue, 10e pour Cécile. Sixième fois qu’on le fait ensemble. Ça nous tient à cœur. Finalement, je n’aurai loupé que deux éditions depuis mes 80 rallyes. C’est important, parce que déjà, on aime beaucoup ce rallye, j’aime beaucoup ce rallye. J’aime ses routes, j’aime l’ambiance que l’on retrouve sur les routes aveyronnaises. C’est une terre propre au rallye, les gens aiment ça. Il y a des passionnés, même si ce sont des non-initiés parfois. Ils viennent sur le bord des routes et il y a toujours beaucoup de monde pour nous encourager. Et ça, c’est super. En plus, le fait d’être soutenu par des gens d’ici, qui me soutiennent depuis le début de ma carrière, c’est toujours un plaisir et on a envie de les mettre à l’honneur au maximum. À la veille du départ, beaucoup de mes sponsors sont venus m’encourager, c’est dire qu’ils nous accompagnent jusqu’au bout.

C’est un rallye que vous connaissez bien. Mais qui se renouvelle puisqu’il y a régulièrement des nouveautés. C’est important aussi ?

C’est bien parce que je pense qu’il faut se renouveler. Il y a des spéciales mythiques que l’on adore, et qu’on n’a surtout pas envie d’enlever comme Campouriez-Le Nayrac, comme forcément Moyrazès. Ça, c’est des mythes. On ne peut même pas imaginer un Rouergue, aujourd’hui sans elles. Pour moi, c’est comme ça. Mais c’est bien, sur des petits chronos, de se renouveler un peu. Ça apporte du pep’s, ça permet aux nouveaux de montrer aussi ce qu’ils savent faire sur des nouveaux chronos. Je trouve que c’est très positif. Et ce n’est jamais évident, en plus, j’imagine trouver de nouvelles routes. C’est bien que l’organisation se soit investie comme ça.

Justement, la nouvelle spéciale, Lévezou, qu’en pensez-vous ?

C’est tôt pour le dire. On a fait les reconnaissances. Les reconnaissances, c’est quoi ? Cela veut dire deux passages. Un passage de prise de note, un passage où l’on essaye de valider nos notes. Sincèrement, on verra samedi dans le chrono. C’est très typé circuit, c’est très rapide. La deuxième portion est un peu plus délicate, je pense, parce que la route est un peu plus dégradée. C’est là où il va peut-être falloir être vigilant. C’est un peu atypique par rapport aux routes du Rouergue.

Une spéciale qui avait attiré du monde l’an dernier, c’est la spéciale pour finir le rallye, la super spéciale en ville.

C’est top pour les organisateurs, pour la ville de Rodez d’accepter que l’on puisse monter ce genre de chose. Parce qu’on le voit sur d’autres rallyes de France. Je pense au Touquet, Lyon aussi à Gerland à l’époque. Surtout au Touquet, c’est fantastique, car c’est sur le bord de mer. Là, c’est en plein centre-ville. Et c’est top parce que c’est le samedi, que les gens ont le temps de venir. C’est en fin de journée, c’est pour le grand public, c’est gratuit, c’est génial. Pour nous aussi, c’est top, c’est important.

L’an dernier, le rallye s’est joué, à la surprise générale, sur cette super spéciale…

C’est vrai. Et c’est un peu dommage, parce que des spéciales comme ça, aussi délicate, à cause des trottoirs tout simplement, c’est quand même moins évident pour nos voitures. C’est bien que ça soit des chronos parce que le panache est jusqu’au bout. Après, se dire que ça soit à cause d’une super spéciale, qu’on gagne ou que l’on perde le rallye, c’est un peu dommage à mon goût.

Vous avez dû abandonner l’an dernier. Cette année, l’objectif est d'être à l’arrivée ?

Oui, complètement. Surtout qu’on a un début de saison qui n’est pas forcément au meilleur des niveaux. En tout cas, pas comme j’ai l’habitude de faire. On a fait un Lyon Charbonnière qui était plutôt sympa, mais on n’a malheureusement pas fini. Du coup, on a eu du mal sur le rallye Vosges-Grand Est, à reprendre le rythme. C’était en fait une séance d’essai grandeur nature. Les chronos ne parlent pas par rapport à ce qu’on a l’habitude de faire. Donc, là, clairement, ce que j’attends de moi, c’est de me mettre dans le coup de suite, et de m’amuser, de prendre du plaisir. Parce que normalement, cette voiture, je la connais. Ces spéciales, je les connais. Donc j’ai juste envie de prendre le plaisir comme il est. Car c’est pour la passion que je suis là. Pour passer un bon moment. Si je m’amuse, j’arriverai à faire des chronos. C’est comme ça que j’envisage les choses.

PROGRAMME 

Aujourd’hui (1re étape):

  • ES 1 (Saint Julien de Rodelle-Sebrazac ; 9.09 km) : 10h38
  • ES 2 (Campouriez-Le Nayrac ; 33.96 km) : 11h31
  • ES 3 (Laissac-Severac l’Eglise ; 12.85 km) : 13h49
  • ES 4 (Saint Julien de Rodelle-Sebrazac ; 9.09 km) : 15h32
  • ES 5 (Campouriez-Le Nayrac ; 33.96 km) : 16h25
  • ES 6 (Laissac-Severac l’Eglise ; 12.85 km) : 18h43

Demain (2e étape) :

  • ES 7 (Lévézou ; 16.32 km) : 10h28
  • ES 8 (Luc-Moyrazès ; 31.50 km) : 11h11
  • ES 9 (Lévézou ; 16.32 km) : 15h24
  • ES 10 (Luc-Moyrazès ; 31.50 km) : 16h07
  • ES 11 (Rodez Musée Soulages « Souvenir Pascal Filoë » ; 1.12 km) : 18h15

Galerie photos



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