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Pierre-Olivier Murat est confiant à l'aube de cette nouvelle saison en Ligue 2. - ©ADN12

Par Aveyron Digital News
Le 04 juillet 2019

Le championnat de Ligue 2 ne reprendra que le 26 juillet. Mais les joueurs du RAF ont repris depuis 15 jours l'entraînement et joué leur premier match amical. Et en coulisses, le président Pierre-Olivier Murat a beaucoup travaillé pendant l'intersaison. Stade de repli, budget, mercato, objectifs, il se livre…

Le budget n’est donc pas forcément le facteur le plus important ?

Aujourd’hui, notre masse salariale, elle va être 300 ou 400 000 € que celle de Grenoble, par exemple, qui a fini neuvième cette saison. Je ne veux pas me cacher là-dessus. L’an dernier, on n’est pas monté avec la plus grosse masse, le plus gros budget et loin de là. Ce que je sais, c’est que la force de l’équipe, c’est que l’on ait gardé la totalité de l’effectif que l’on voulait conserver, et que derrière, on a fait un gros recrutement. Si la cohésion prend, on sait que l’on aura une équipe très, très solide cette année. On l’a vu mercredi. On n’a pas été en danger contre Châteauroux. Très peu.

On a récemment parlé du transfert de Valentin Rosier de Dijon au Sporting Portugal. Un transfert qui va rapporter au RAF, qui l’a formé. Vous avez d’ailleurs rappelé que 50 % de l’équipe, qui a acquis la montée, a été formé au club. Une fierté ?

C’est une fierté. Et le fait de monter, ça va nous permettre de garder nos jeunes plus longtemps. Là, aujourd’hui, entre la fin de formation et l’équipe une, il n’y avait rien à proposer. Je ne parle pas au niveau sportif, mais au niveau contractuel. Aujourd’hui, des très bons jeunes qui ont 17 ans, 18 ans, on va pouvoir leur faire signer des contrats de stagiaires professionnels. On savait, que ce jeune, dans deux ou trois ans, il allait pouvoir jouer en équipe une, mais ce jeune-là, souvent, à cet âge-là, il partait à Montpellier, à Toulouse, à Angers, à Dijon. Aujourd’hui, cela va nous permettre de leur donner la capacité à rester, et le temps, les deux ou trois ans qu’ils restent post formation, pour qu’ils puissent intégrer l’équipe première. Ça, c’est super important, et c’est la stratégie du club.

Le championnat débute le 26 juillet. Le 13 août, c’est le premier tour de la Coupe de la Ligue. En novembre, c’est la Coupe de France. Donc, une saison qui va être longue et chargée.

C’est pour ça qu’aujourd’hui, on a 27 joueurs dans l’effectif, dont 24 professionnels. Ce n’est pas un hasard. On n’a pas empilé les joueurs pour empiler les joueurs. On sait que la saison, elle compte 38 journées, que la Coupe de France, tu rentres un peu plus tard, mais si tu l’as prend au sérieux, et que tu as des chances de tomber sur des équipes inférieures, le parcours sera plus long. La Coupe de la Ligue, moi, j’espère que l’on va la jouer à fond. Donc, ça fait un paquet de matchs. Entre les gens qui sont fatigués, les cartons, les petites blessures, les grosses blessures, on a besoin a minima de cet effectif-là. C’est bien pour les supporters, ils auront plus de matchs à voir.

Quel est l’objectif fixé pour cette saison ?

L’objectif majeur est de se maintenir rapidement. Et je dirais, un peu comme cette année, on monte en Ligue 2, on ne va pas pleurer en disant, on a un petit budget, on ne sait pas comment ça va se passer. Non, on est Rodez, on a une bonne équipe, on a fait ce qu’il fallait, on investit dans un centre d’entraînement. Si au bout de la troisième journée, on est à la 17e place, il faut aller chercher la 16e. Et quand on a la 16e, la 15e. Il faut avoir de l’ambition. Il ne faut pas se cacher. Je ne dis pas que l’on joue la montée, mais il faut jouer avec ambition. Et rester dans ce que l’on sait faire. Si on reste dans ce que l’on sait faire, on peut passer une bonne saison.

Vous allez lancer les abonnements. Avec deux formules, l’une pour tous les matchs à domicile (Stadium et Paul-Lignon), et l’autre pour les matchs dès le retour à Paul-Lignon. Et vous avez aussi fait le choix de privilégier les abonnés, fidèles depuis des années, au niveau des tarifs.

On a eu deux principes où on s’est posé des questions et où il fallait faire des choix. La première, je dis pas à cause, mais grâce aux travaux à Paul-Lignon du stade, on va perdre un peu de capacité, à peu près 2 000 places. On perd un peu de places, le niveau augmente, donc forcément, si on parle d’économies, il faut augmenter les abonnements. Sinon, financièrement, on ne s’y retrouve pas. Et d’un autre côté, on a des abonnés qui étaient là quand on a fait notre vrai-fausse descente en CFA2. Le truc que je voulais absolument, c’était que nos abonnés, qui étaient là l’année dernière et qui nous suivent depuis des années n’aient quasiment pas d’augmentation ou une très petite. Pour les remercier de tout le soutien qu’ils nous ont apporté depuis plusieurs années. Après, on a essayé de moduler des prix un peu en fonction de tout le monde. Même si on est contraint en termes de places assises. Et je conseille vivement aux gens de s’abonner, parce que vu la capacité du stade dès que l’on va revenir à Paul-Lignon, je pense qu’il n’y aura pas beaucoup de places à vendre pour chaque match.



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